A+ A A-

Le pétrole finit en baisse, le marché attend des précisions des producteurs

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Les cours du pétrole ont fini en baisse mercredi à New York, les investisseurs ne semblant plus se contenter des paroles engageantes des pays producteurs de brut sur une limitation de l'offre.
Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, a baissé de 61 cents à 50,18 dollars sur le contrat pour livraison en novembre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre, a perdu 60 cents à 51,81 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

"Ce n'est pas que les investisseurs ne veulent pas de négociations, c'est qu'ils veulent plus détails sur qui va réduire quoi", a expliqué Mike Dragosits de TD Securities.

La réunion informelle de mercredi entre certains membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie a seulement débouché sur une invitation à la Russie de se joindre à une prochaine réunion technique du cartel, fin octobre.

L'annonce d'une réduction de la production de l'OPEP fin septembre avait orienté les cours à la hausse, mais les investisseurs cherchent depuis à déceler les signes concrets d'une telle mesure qui doit être finalisée fin novembre et à laquelle la Russie pourrait se joindre.

"L'impression que c'est un processus en cours est important pour que le marché reste orienté à la hausse", a jugé Tim Evans de Citi dans une note.

En l'absence de précisions, les opérateurs de marché ont donc décortiqué la rhétorique des dirigeants des principaux pays producteurs.

- La Russie

Le fait que le président russe Vladimir Poutine ait utilisé le terme "gel" mercredi à Moscou, alors qu'il avait évoqué lundi à Istanbul une "réduction" a ainsi été interprété comme de mauvais augure.

De même, le ministre russe de l'énergie Alexandre Novak a évoqué mardi une période de six mois, ce qui avait réveillé les doutes sur l'engagement des pays producteurs de pétrole.

"Depuis la réunion d'Alger (fin septembre), le marché s'attend a un accord pour un an", a rappelé Mike Dragosits.

Une réduction de la production est jugée nécessaire afin de faire remonter des cours qui ont plongé mi-2014 du fait d'une surabondance de l'offre.

Au niveau mondial, la production de pétrole s'est élevée en septembre à 96,4 millions de barils par jour, en hausse de 950.000 barils par jour (bj) sur un an, selon un rapport de l'OPEP publié mercredi.

Pour 2017, le cartel prévoit une augmentation de la production des pays producteurs non membres du cartel grâce à la mise en service de nouveaux projets pétroliers en Russie.

Cela renforce encore l'importance de la participation de la Russie à un accord.

Autre facteur pesant sur les cours, le dollar a continué à se renforcer mercredi, ce qui renchéri le coût du brut pour les pays utilisant d'autres monnaies.

Sur le plan américain, les chiffres officiels de l'état de l'offre et de la demande de pétrole, habituellement publiés le mercredi, ne seront diffusés que jeudi par le Département de l'Energie (DoE) à cause d'un jour semi-férié en début de semaine, ce qui a pu pousser à l'attentisme.

(c) AFP

Commenter Le pétrole finit en baisse, le marché attend des précisions des producteurs



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    jeudi 24 septembre 2026 à 22:50

    USA: des industriels appellent Trump à ne pas bloquer les ex…

    New York: Plus d'une trentaine d'organisations représentant le secteur pétrolier américain ainsi que des chambres de commerce fédérale et locales ont appelé...

    jeudi 24 septembre 2026 à 21:20

    Le pétrole monte, faute d'avancées diplomatiques au Moyen-Or…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont clôturé en hausse jeudi, les investisseurs se montrant sceptiques quant à la perspective d'un...

    jeudi 24 septembre 2026 à 13:51

    Interdire les exportations de diesel américain, "une tr…

    Washington: Une possible interdiction des exportations de diesel américain, défendue par Donald Trump pour faire baisser les prix aux Etats-Unis, serait "une...

    jeudi 24 septembre 2026 à 11:40

    Le pétrole grimpe faute de progrès au Moyen-Orient

    Londres: Les cours du pétrole sont en hausse jeudi, faute d'avancées diplomatiques vers une résolution de la guerre au Moyen-Orient lors de...

    jeudi 24 septembre 2026 à 10:29

    Gazole: prix moyen à la pompe dans l'UE au plus haut histori…

    Carburants: Les prix à la pompe du gazole dans l'Union européenne (UE) ont atteint un nouveau sommet à 2,23 euros le litre...

    mercredi 23 septembre 2026 à 21:38

    Les prix du pétrole ont monté, faute de progrès entre Iran e…

    Washington: Les prix du pétrole ont clôturé en hausse mercredi, les investisseurs restant sceptiques quant à une relance effective du dialogue entre...

    mercredi 23 septembre 2026 à 18:37

    USA : les stocks commerciaux de brut remontent, les raffiner…

    NYC / Stocks aux USA: Les réserves commerciales de pétrole brut ont augmenté la semaine passée aux Etats-Unis, en raison notamment d'un...

    mercredi 23 septembre 2026 à 16:39

    Le pétrole remonte et les craintes s'accentuent au sujet du …

    Londres: Les cours du pétrole remontent mercredi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, où Donald Trump a alterné mardi entre menaces...

    mercredi 23 septembre 2026 à 12:41

    La flambée du pétrole et du gaz fragilise les ménages frança…

    Carburants: L’Insee anticipe une contraction de 0,4 % du pouvoir d’achat du revenu disponible brut par ménage en 2026.

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    ★ Mercredi 23 septembre 2026

    Dans la matinée, le prix du baril de Brent se reprenait légèrement à 99,55 $/baril (+0,30 %), soit 87,17 €/baril, après avoir clôturé mardi à 99,25 dollars. Malgré ce rebond, le cours du pétrole Brent restait sous le seuil symbolique des 100 dollars et affichait encore un recul de près de 6 % sur une semaine, tout en conservant une envolée de près de 64 % depuis le début de l’année. Les prix du pétrole restaient dominés par les espoirs de désescalade autour du détroit d’Ormuz : l’Iran a transmis à Washington ses conditions pour une possible réouverture du passage sous sept jours, après une rencontre de près de trois heures à New York entre responsables américains et iraniens. La perspective d’un accord faisait ainsi retomber une partie de la prime de risque géopolitique, même si les tensions entre les États-Unis et l’Iran demeuraient élevées.

    📈 Blocus d'Ormuz pendant un mois : Le scénario catastrophe d'un baril à 350 dollars

    Le jeudi 10 octobre 2024

    Ormuz: La menace d'une perturbation dans le détroit d'Ormuz, l'une des voies de transit pétrolier les plus stratégiques au monde, refait surface alors que la tension géopolitique entre Israël et l'Iran s'intensifie. Un éventuel blocus iranien de cette voie maritime cruciale, reliant le golfe Persique à la mer d'Arabie, pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole, dépassant facilement les 100 dollars par baril, préviennent les analystes.

    Lire la suite

    🇻🇪 Les géants de l'énergie à la fois attirés et rebutés par le pétrole du Venezuela

    Le jeudi 26 mars 2026

    Caracas: L'administration du président Donald Trump cherche à ouvrir les ressources naturelles inexploitées du Venezuela aux investissements américains, mais les infrastructures vieillissantes de ce pays latino?américain riche en pétrole poussent les géants de l'énergie à hésiter avant de s'engager pleinement.

    Lire la suite

    🇻🇪 Le pétrole en ligne de mire de l’intervention US au Venezuela: quel scénario pour le baril ?

    Le lundi 05 janvier 2026

    Caracas: Quelques heures après la capture de Nicolás Maduro et son transfert vers les États-Unis, Donald Trump a affirmé vouloir « rouvrir » le Venezuela aux compagnies pétrolières américaines, tout en maintenant l'embargo sur le brut vénézuélien. Sur le papier, l'équation est simple: un pays assis sur des réserves géantes, une industrie pétrolière exsangue et Washington qui revient au centre du jeu. Dans les faits, les conséquences dépendront d'un triptyque décisif: sécurité, cadre juridique et prix du baril.

    Lire la suite