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Le pétrole plonge après les stocks US, un rééquilibrage rapide du marché paraît exclu

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole creusaient leurs pertes mercredi en fin d'échanges européens, lestés par une hausse surprise des stocks de brut américains après que l'Arabie saoudite ait fait état d'une production record de pétrole en juillet.
Vers 16H15 GMT (18H15 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 44,33 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en repli de 65 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour la même échéance perdait 73 cents à 42,04 dollars.

Les cours du Brent et du WTI, orientés à la baisse depuis le début des échanges asiatiques, ont tenté un timide rebond juste avant la publication des chiffres hebdomadaires du département américain de l'Énergie (DoE) sur les réserves de pétrole, avant de repasser dans le rouge peu après.

Les prix du pétrole ont chancelé mercredi, mettant en péril leur récent rebond après que l'Arabie saoudite aurait dit à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) que sa production avait atteint un nouveau record en juillet, notait Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

En outre, les stocks américains ont connu une nouvelle hausse surprise, ajoutant aux inquiétudes concernant la surabondance d'offre, poursuivait l'analyste.

Les stocks de pétrole brut sont en effet montés de façon inattendue la semaine dernière aux États-Unis mais les réserves d'essence et de produits distillés ont nettement baissé, selon les données publiées mercredi par le département américain de l'Énergie (DoE).

Lors de la semaine achevée le 5 août, les réserves commerciales de brut ont augmenté de 1,1 million de barils aux États-Unis, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg tablaient sur un recul de 1,5 million de barils. Cette hausse reste toutefois moins marquée que la progression de 2,1 millions de barils annoncée par la fédération privée American Petroleum Institute (API), dans ses estimations publiées la veille au soir.

De leur côté, les stocks d'essence ont baissé de 2,8 millions de barils, alors que les experts de Bloomberg ne prévoyaient qu'un recul de 1,3 million de barils. C'est toutefois moins que la chute de 3,9 millions annoncée par l'API.

Les réserves de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.) ont pour leur part baissé de 2 millions de barils, alors que les experts de Bloomberg s'attendaient à une hausse de 500.000 barils et que l'API ne tablait que sur une baisse de 1,6 million.

L'effet potentiellement positif de la baisse des stocks d'essence est atténué par les craintes des investisseurs concernant l'évolution du marché à long terme, commentait pour l'AFP Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque.

Selon ce dernier, le marché a désormais compris que le rééquilibrage tant espéré allait intervenir plus tard que prévu et ne sera surtout perceptible qu'à partir de l'année prochaine.

Dans ce contexte, le niveau record de la production saoudienne était de nature à largement éclipser le contenu d'un rapport mensuel de l'OPEP, dont Ryad est le chef de file, et qui a confirmé mercredi entrevoir un rééquilibrage du marché pétrolier en 2017.

Le rapport du cartel, qui avait donné en début de semaine une lueur d'espoir aux investisseurs en annonçant une réunion extraordinaire pour septembre, comprend en outre des éléments peu engageants, comme la révision à la hausse pour cette année de la production des pays lui étant extérieurs, en raison d'une production plus importante que prévu aux États-Unis et au Royaume-Uni.

La réunion de l'OPEP fin septembre n'est pas perçue comme en mesure d'aboutir à des mesures concrètes. C'est un non-événement, de nouvelles gesticulations sans intérêt de la part de l'organisation, ce que le marché a bien compris, concluait M. Dembik.

(c) AFP

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