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Le pétrole se maintient dans le rouge même s'il limite ses pertes

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole baissaient toujours mardi en fin d'échanges européens, même si moins nettement qu'au début de la séance, souffrant du retour sur le devant de la scène d'une offre américaine excédentaire alors que les interruptions de production ayant jusque-là soutenu le marché se tarissaient.
Vers 16H05 GMT (18H05 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 44,68 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en repli de 4 cents par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour la même échéance perdait 27 cents à 42,86 dollars.

Les cours du Brent et du WTI, en baisse depuis le début de la semaine, ont poursuivi sur cette tendance mercredi, tombant même à de nouveaux plus bas en respectivement onze semaines et plus d'un mois, avant de remonter un peu la pente.

La référence européenne du brut a en effet atteint vers 12H45 GMT mardi 44,14 dollars, au plus bas depuis le 10 mai, tandis que son homologue américaine est tombée au même moment à 42,36 dollars, un minimum depuis le 20 avril.

"La récente faiblesse des prix du pétrole a été en partie due à une normalisation de certaines des interruptions de production qui ont frappé le marché du pétrole depuis le début de l'année", conduisant à un net rebond des cours à partir de début avril, faisaient remarquer les analystes de Capital Economics.

Mais la quasi-totalité de la production canadienne, qui avait été sérieusement perturbée en mai par des feux de forêt frappant la région de l'Alberta, coeur de l'industrie pétrolière du pays. En outre, des négociations en cours entre le gouvernement et les groupes rebelles au Nigeria, ainsi qu'en Libye, suggèrent également que l'offre en provenance de ces deux pays devrait augmenter d'ici la fin de l'année, ajoutaient les analystes de Capital Economics.

Par ailleurs, depuis la mi-juillet, les investisseurs s'inquiètent surtout de voir gonfler les réserves américaines d'essence, alors qu'elles baissent habituellement pendant l'été, sans guère trouver de soutien dans un recul saisonnier des stocks de brut.

"De plus, le nombre de puits de forage en activité aux États-Unis a augmenté régulièrement au cours des deux derniers mois. Ceci a soulevé des inquiétudes autour du fait que l'offre pourrait ne pas diminuer aussi rapidement qu'on ne l'avait supposé précédemment", estimait-on chez Capital Economics.

Or ces inquiétudes ont été exacerbées par des chiffres de la compagnie privée Genscape suggérant que les stocks de pétrole brut au terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre-sud) ont grimpé d'un bon 1 million de barils la semaine dernière, soulignaient les analystes de Commerzbank.

"Les stocks pétroliers restent exceptionnellement élevés. Les réserves de pétrole et d'essence baissent généralement durant l'été alors que la demande connaît un pic (à cette période), mais le déclin (de ces stocks) est passé relativement inaperçu jusqu'à présent", ajoutaient les analystes de Capital Economics.

Dans ce contexte, les investisseurs prêteront une attention particulière aux chiffres hebdomadaires sur l'offre américaine, avec d'abord les estimations privées de la fédération American Petroleum Institute (API) mardi après la clôture, puis les chiffres officiels du département de l'Énergie (DoE) le lendemain.

(c) AFP

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