Menu
A+ A A-

Opep: une réunion attendue sans surprises alors que le prix juste du pétrole n'est pas loin

prix du petrole LondresLondres: Dans un marché pétrolier qui a lentement mais sûrement remonté la pente depuis ses plus bas du début d'année, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) devrait à nouveau opter pour le statu quo lors de sa réunion semestrielle jeudi à Vienne.
Ainsi, le ministre de l'Énergie des Émirats arabes unis Suhail al-Mazroui s'est-il dit optimiste concernant l'évolution des prix du pétrole mardi à son arrivée dans la capitale autrichienne, estimant que le baril devrait atteindre un prix juste à la fois pour les consommateurs et pour les producteurs d'ici la fin de l'année .

Cette année est l'année de la correction pour le pétrole, a-t-il insisté.

Avec un baril de pétrole qui avoisine désormais les 50 dollars le baril, et alors que la plupart des organismes internationaux du secteur s'accordent à prédire un rééquilibrage du marché d'ici à la fin de l'année, la probabilité que l'OPEP infléchisse sa position par rapport à sa réunion de décembre est jugée hautement improbable par la plupart des observateurs.

Loin d'avoir préparé le terrain à un quelconque changement de stratégie du cartel, l'incapacité des grands producteurs de brut à s'entendre sur une limitation de leur production à la mi-avril à Doha est considérée par beaucoup comme le signe de l'absence d'une réelle volonté de réduire la surabondance mondiale d'offre, à l'heure où le marché semble bien parti pour s'en charger lui-même.

Les règles du marché, qui sont la demande et l'offre, fonctionnent et je pense que c'est l'essence de cette politique de l'OPEP, a ajouté M. al-Mazroui, tout en refusant de donner la moindre indication sur l'issue à attendre de la réunion de jeudi.

De son côté, le ministre nigérian du Pétrole Emmanuel Ibe Kachikwu a également constaté mardi à son arrivée à Vienne que le marché allait bien et que les prix montaient.

Après que les réunions de Doha (en février et en avril) ont échoué à parvenir à un accord sur un gel de la production, il est peu probable que cette réunion ordinaire de l'OPEP produise un résultat différent, surtout au moment où l'Iran continue de répéter qu'il n'a aucune intention de plafonner sa production de pétrole ou ses exportations, commente Fawad Razaqzada, analyste chez City Index.


- Retour en force de l'Iran

La rivalité opposant Téhéran, de retour sur le marché pétrolier à la faveur de la levée des sanctions occidentales, à l'Arabie saoudite, poids lourd du cartel, a largement contribué à l'impasse des négociations menées depuis le début de l'année sur un éventuel gel de la production au niveau mondial, alors que Ryad a toujours indiqué qu'il n'y consentirait pas unilatéralement.

Fidèle à son objectif de regagner aussi vite que possible le terrain perdu depuis 2012, l'Iran vient d'annoncer qu'il comptait exporter, à partir de cet été, 2,2 millions de barils de pétrole par jour, retrouvant ainsi son niveau d'exportation d'avant les sanctions.

Et pour Helima Croft, qui dirige la division matières premières de RBC Capital Markets, rien n'indique que l'Arabie saoudite soit prête de son côté à se désengager de la guerre d'usure pour le maintien de ses parts de marché engagée fin 2014, d'autant que le tout-puissant vice-prince héritier semble particulièrement concentré sur son effort de réforme économique de grande ampleur et pas particulièrement affecté par l'environnement de prix actuel.

De façon générale, la croyance est que le marché va finir par se rééquilibrer à un moment donné, ce qui ne devrait guère encourager l'OPEP à prendre une quelconque initiative, alors que les prix sont redevenus plutôt confortables pour la plupart des producteurs du cartel, abonde Alexander Poegl, analyste principal chez JBC Energy.

Le cartel de 13 pays, qui produit environ un tiers du brut mondial, a pompé quelque 32,3 millions de barils par jour (mbj) au premier trimestre 2016, tandis que la production saoudienne a atteint à elle seule 10,13 mbj de janvier à avril, en hausse de 3,5% sur un an.

Dans ce contexte, la chose la plus excitante à attendre (de ce sommet) est que la délégation saoudienne sera différente de la dernière fois, après le limogeage début mai du vétéran Ali al-Nouaïmi.

Mais là encore, d'aucuns pensent que ce remaniement ministériel ne devrait foncièrement rien changer à la politique énergétique saoudienne, si ce n'est sur le plan de la communication, devenue, avec le nouveau ministre de l'Énergie Khaled al-Faleh, plus directe qu'elle ne l'était du temps d'al-Nouaïmi, selon M. Poegl.

(c) AFP

Commenter Opep: une réunion attendue sans surprises alors que le prix juste du pétrole n'est pas loin


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    jeudi 24 janvier 2019 à 05:28

    Le pétrole recule en Asie

    Singapour: Les cours du pétrole reculaient en Asie jeudi, plombés par les inquiétudes sur un ralentissement de la demande mondiale et des...

    mercredi 23 janvier 2019 à 21:30

    Le pétrole lesté par la prudence des investisseurs

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en baisse mercredi dans un marché empreint de prudence alors que persistent les...

    mercredi 23 janvier 2019 à 21:29

    Une guerre des prix du pétrole avec les États-Unis nuirait à…

    Davos: La Russie ne devrait pas essayer de réduire la production américaine de schiste avec une guerre des prix du pétrole, car...

    mercredi 23 janvier 2019 à 21:14

    La compagnie chinoise CNOOC prévoit ses plus fortes dépenses…

    Singapour: CNOOC, le plus grand producteur de pétrole offshore de Chine, prévoit que ses dépenses en capital pour 2019 seront les plus...

    mercredi 23 janvier 2019 à 17:03

    Les compagnies pétrolières US disent à l'Opep que leur prod…

    New York: Les compagnies pétrolières américaines ont tenté mercredi d'apaiser les craintes de l'Opep de perdre des parts de marché, expliquant que...

    mercredi 23 janvier 2019 à 15:57

    La compagnie pétrolière Vénézuélienne PDVSA annonce une bais…

    Caracas: La compagnie pétrolière PDVSA appartenant à l’État vénézuélien, a déclaré que sa dette avait diminué de 5% l’an dernier, pour atteindre...

    mercredi 23 janvier 2019 à 12:35

    Le pétrole remonte dans un marché volatil

    Londres: Les prix du pétrole remontaient mercredi en cours d'échanges européens, effaçant une partie de leurs pertes de la veille dans un...

    mercredi 23 janvier 2019 à 04:21

    Le pétrole stable en Asie

    Singapour: Les cours du pétrole étaient stables, mercredi en Asie, au lendemain d'une baisse provoquée par un regain d'inquiétude quant à l'économie...

    mardi 22 janvier 2019 à 22:11

    Le pétrole pénalisé par les craintes sur la croissance mondi…

    New york: Les cours du pétrole ont terminé en nette baisse mardi, fragilisés par les inquiétudes sur la croissance mondiale et de...

    Toute l'actualité du pétrole et des cours du baril

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Mardi 22 janvier 2019 Chine Les raffineries chinoises ont traité en moyenne 12,07 millions de barils de pétrole brut par jour en 2018, en hausse de 6,8% par rapport à l’année précédente.

    7 facteurs qui influenceront les prix du pétrole en 2019

    Le mercredi 23 janvier 2019 - Analyses des prix du pétrole

    2019: L'année dernière, les prix du pétrole ont atteint leur plus haut niveau en quatre ans, avant de plonger à plus de 30 dollars. De nombreux facteurs ont joué pendant cette période de volatilité, notamment les sanctions iraniennes et la promesse en résultant de l’OPEP + de stimuler la production pour éviter une pénurie d’approvisionnement. La volatilité semble s’être maintenue jusqu’en 2019, l’incertitude régnant dans plusieurs domaines clés des marchés pétroliers de cette année.

    Lire la suite

    En novembre 2018, le prix du pétrole chute

    Le jeudi 20 décembre 2018 - Analyses des prix du pétrole

    En novembre 2018, le prix du pétrole en euros chute (−19,3 % après +4,3 % en octobre) tandis que les prix en euros des matières premières importées (hors énergie) sont stables (+0,0% après +4,9%). Le prix du pétrole chute En novembre 2018, le prix du baril de pétrole brut de la mer du Nord (Brent) en euros chute (−19,3 % après +4,3 %), à 57 € en moyenne par baril. La baisse est presque de la même ampleur en dollars (−20,1 % après +2,7 %). La moyenne des cours du pétrole brent en dollars est établie à 64,7...

    Lire la suite

    Coup de poker sur l'essence

    Le mercredi 19 décembre 2018 - Analyses des prix du pétrole

    Comment et pourquoi le cours du baril de brut s'est effondré entre 2014 et 2016, contre (presque) toute attente. Entre économie et géopolitique, une vertigineuse enquête dans le monde très fermé des rois du pétrole pour comprendre les fluctuations des prix du pétrole. Genre: Documentaire | Date: 12/2018 | Durée: 59 mn | Pays: France

    Lire la suite