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Le pétrole en hausse suite à plusieurs interruptions de production

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole se reprenaient mardi en fin d'échanges européens, le marché parvenant à annuler quasiment la totalité des pertes enregistrées lundi alors que l'atténuation des incendies au Canada laissait espérer une normalisation.
Vers 16H25 GMT (18H25 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 45,30 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,67 dollar par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en juin gagnait 1,07 dollar à 44,51 dollars.

Les cours du Brent et du WTI, qui avaient fortement chuté lundi alors que les inquiétudes concernant les interruptions de production liées aux incendies canadiens s'atténuaient, reprenaient leur marche en avant mardi, aidés cette fois par les prévisions d'une offre moindre en Libye et au Nigeria.

"Les incendies canadiens se sont calmés mais le mouvement de baisse des prix du pétrole associé semble avoir été limité grâce aux possibles conséquences sur l'offre d'une interruption de production au Nigeria", relevait Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

De même, les analystes de PVM estimaient qu'outre au Canada, d'autres perturbations de l'approvisionnement en pétrole, notamment en Libye - où la production aurait chuté de quelque 200.000 barils par jour en raison de problèmes entre les gouvernements rivaux à Marsa al-Hariga - et au Nigeria, avaient permis aux prix de se reprendre après leur accès de faiblesse de lundi.

En outre, même si les vastes incendies dans la province canadienne de l'Alberta, qui durent désormais depuis près d'une dizaine de jours, ne semblaient plus menacer les gisements pétroliers locaux, leurs effets sur la production n'en restent pas moins réels.

"Il va sûrement falloir des semaines pour que la production retrouve un niveau normal puisqu'on va d'abord devoir vérifier que les installations et les oléoducs n'ont pas été abîmés", ont prévenu dans une note les experts de Commerzbank.

"La situation au Canada a conduit à une réduction majeure de l'offre mondiale de pétrole. Les estimations font état de jusqu'à 1,6 million de barils affectés au niveau de la production de sables bitumineux et même si la situation s'améliore, il est raisonnable de supposer que le Canada aura été amputé en moyenne d'au moins 500.000 barils par jour de production en mai", relevaient les analystes de PVM.

Prenant acte de cette réduction de la production locale canadienne, les experts de Commerzbank notaient qu'un tel contexte devrait pousser les investisseurs à porter une attention particulière aux chiffres hebdomadaires sur l'offre de pétrole aux États-Unis, dont le Canada est le premier fournisseur étranger.

Aussi les investisseurs attendaient-ils la publication mardi après la fin des échanges européens des données sur les réserves américaines de brut établies par la fédération professionnelle du secteur pétrolier API pour la semaine dernière, avant le rapport hebdomadaire officiel de mercredi.

De son côté, Brenda Kelly, analyste chez London Capital Group, jugeait que les commentaires mardi du président du géant pétrolier saoudien Aramco, Amin Nasser, selon lesquels la tendance de la demande de pétrole était à la hausse, avaient également contribué à la montée des prix du brut.

"La tendance (de la demande) est à la hausse" et Aramco "va répondre à cette demande", a prévu M. Nasser, en précisant que le groupe avait pompé en moyenne 10,2 millions de barils par jour (mbj) en 2015.

Cette augmentation passe par l'expansion de l'exploitation de l'immense champ de Shaybah, dans l'est du royaume, a-t-il précisé. Sa production quotidienne devrait passer de 750.000 barils à 1 mbj en juillet, ce qui permettra à l'Arabie saoudite de maintenir à 12 mbj sa capacité quotidienne.

(c) AFP

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