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Le pétrole grimpe, soutenu par un mouvement social au Koweït

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole montaient mardi en fin d'échanges européens, se reprenant, aidés par un grève au Koweït, après leur décrochage de la veille, les investisseurs ayant digéré l'absence d'accord des grands producteurs réunis dimanche à Doha.
Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 44,08 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,17 dollar par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en mai prenait 1,35 dollar à 41,13 dollars.

"Une réunion à Doha? Quelle réunion à Doha? La dégringolade des cours de lundi suite à la conclusion décevante (de la réunion des grands producteurs d'or noir à Doha, ndlr) a rapidement été effacée" vers la fin des échanges européens, observait Brenda Kelly, analyste chez London Capital Group.

Les cours du brut étaient tombés lundi à l'ouverture des échanges asiatiques à 40,10 dollar pour le Brent et 37,61 dollar pour le WTI, au plus bas en 10 jours, et marquant une dépréciation de respectivement 6,7% et 6,8% par rapport à la clôture de vendredi.

Les investisseurs avaient espéré voir la réunion de Doha rassemblant 18 pays producteurs de pétrole membres et non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) aboutir à une décision sur un gel d'une production surabondante qui pèse sur les prix depuis près de deux ans.

Mais les divergences entre l'Iran, qui a annoncé au dernier moment son absence à la réunion, et l'Arabie saoudite ont empêché les tractations d'aboutir.

"Le mouvement de panique semble s'être calmé" et les investisseurs sont peut-être prêts à laisser le marché physique se rééquilibrer tout seul, "ce que les Saoudiens préconisent depuis deux ans", relevait James Hughes, analyste chez GKFX.

"La diminution longuement attendue de la production de pétrole de schiste aux États-Unis se concrétise, ce qui devrait réjouir un peu les membres de l'OPEP", expliquait M. Hughes.

"Une chose qui a tout de même été claire à travers les discussions entre l'OPEP et la Russie sur une baisse de la production est qu'elles sont purement politiques et n'ont aucun effet sur les problèmes de surabondance d'offre", estimait M. Hughes.

Les cours tiraient tout de même parti mardi de la poursuite d'un mouvement de grève des employés du secteur pétrolier au Koweït, relevait Brenda Kelly.

Au troisième jour de ce mouvement social pour protester contre des réductions de salaires envisagées par les compagnies pétrolières, la production de pétrole du Koweït était assurée à moitié mardi, avec 1,5 million de barils, contre 3 millions de barils par jour (mbj) en temps normal.

"Les opérateurs de marché espèrent de toute évidence que cela va entraîner une légère baisse de l'offre mondiale", notait Mme Kelly.

Les cours du pétrole étaient aussi soutenus mardi par un léger accès de faiblesse du dollar, notamment face à l'euro, à la livre et au franc suisse, un mouvement de nature à rendre plus attractifs les achats d'or noir, libellés dans la monnaie américaine, pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les investisseurs attendaient la publication mardi des données sur les stocks de pétrole aux États-Unis la semaine dernière publiées par l'association professionnelle du secteur du pétrole américain API en quête d'indices sur les chiffres officiels du département américain de l'Énergie (DoE) attendus mercredi.

Selon l'estimation médiane des analystes interrogés par l'agence Bloomberg News, les stocks américains de brut devraient s'être étoffés de 3 millions de barils lors de la semaine achevée le 15 avril après un bond de 6,6 millions de barils enregistré la semaine précédente.

Les réserves d'essence auraient baissé de 1,75 million de barils et celles de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) se seraient stabilisés.

(c) AFP

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