Menu
A+ A A-

Le pétrole regagne du terrain grâce aux chiffres de l'API et au Koweït

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole poursuivaient leur rebond mercredi en cours d'échanges européens, après avoir clôturé en légère hausse mardi, galvanisés par des estimations faisant état d'une forte baisse des stocks de brut aux États-Unis et par des propos du Koweït en amont de la réunion entre grands producteurs du 17 avril.
Vers 10H30 GMT (12H30 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 38,77 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 90 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en mai prenait 1,08 dollar à 36,97 dollars.

Les cours du Brent et du WTI, après avoir clôturé en petite hausse mardi au terme d'une séance très volatile, accroissaient leurs gains mercredi grâce aux chiffres de l'association professionnelle American Petroleum Institute (API) et à des déclarations plutôt optimistes du Koweït concernant la réunion du 17 avril à Doha.

"Les prix du pétrole sont restés agités, se stabilisant tardivement mardi et rebondissant ce (mercredi) après avoir touché des plus bas en un mois", bénéficiant d'une chute de 4,3 millions de barils des stocks de brut aux États-Unis selon les dernières données de l'API, notait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Avant leur reprise, les cours du Brent et du WTI étaient en effet tombés mardi respectivement à 37,27 dollars et 35,24 dollars, un minimum depuis le 4 mars.

Si un chiffre similaire à celui de l'API devait être révélé par le rapport officiel du département américain de l'Énergie (DoE) attendu cet après-midi à 14H30 GMT, ce serait la première baisse des stocks américains de brut observée depuis la semaine qui s'est achevée le 5 février, relevait Angus Nicholson, analyste chez IG.

De leur côté, les analystes interrogés par l'agence Bloomberg s'attendaient, selon une prévision médiane, à ce que les stocks de brut se soient étoffés de 2,85 millions de barils, tandis qu'ils anticipaient une baisse de 1,1 million de barils de ceux d'essence et un déclin de 850.000 barils de ceux de produits distillés (dont le diesel et le fioul de chauffage).

"Étant donné les données de l'API publiées (mardi), les attentes du marché d'une hausse des stocks de 3 millions de barils sont susceptibles d'être corrigées à la baisse, ce qui pourrait apporter un soutien supplémentaire aux prix", commentaient les analystes de Commerzbank.

Selon eux, cela sera d'autant plus le cas si la production américaine de brut s'avère avoir baissé en dessous du seuil des 9 millions de barils par jour la semaine dernière pour la première fois depuis octobre 2014.

"Pour ce faire, il serait nécessaire que (la production américaine) décline de 23.000 barils par jour supplémentaires, ce qui équivaut à la chute hebdomadaire moyenne enregistrée ces huit dernières semaines", poursuivaient les experts de Commerzbank.

En outre, selon M. Hewson, les prix ont également pu profiter à la marge de commentaires de la représentante du Koweït au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Nawal al-Fuzaia, qui a laissé entendre qu'un accord sur un gel de la production restait possible même sans la participation de l'Iran, quoique l'analyste juge ces déclarations peu crédibles.

Aussi, pour M. Nicholson, la volatilité actuellement à l'oeuvre sur le marché devrait augmenter à mesure que les pays producteurs de pétrole usent de déclarations publiques afin de se positionner stratégiquement avant la réunion de Doha.

"Le tournant fortement négatif pris par les commentaires de l'Arabie saoudite dernièrement rend la conclusion d'un accord improbable, mais il est possible qu'ils aient tactiquement décidé de le faire afin de se ménager de meilleures conditions et qu'ils projettent toujours de voir un quelconque accord acté", poursuivait M. Nicholson.

(c) AFP

Commenter Le pétrole regagne du terrain grâce aux chiffres de l'API et au Koweït



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    vendredi 09 janvier 2026 à 21:06

    Le pétrole poussé par le risque géopolitique en Iran

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont nettement progressé vendredi, soutenus pour la deuxième séance d'affilée par les manifestations en Iran...

    vendredi 09 janvier 2026 à 12:15

    Le pétrole se renforce, avec les inquiétudes autour des mani…

    Londres: Les cours de l'or noir progressent vendredi, le marché pétrolier détournant une partie de son attention du Venezuela vers l'Iran, après...

    vendredi 09 janvier 2026 à 12:11

    🇻🇪 Venezuela: 100 milliards "investis" par les com…

    Washington: Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi sur son réseau social Truth Social qu'"au moins 100 milliards de dollars" seront...

    jeudi 08 janvier 2026 à 21:11

    Les incertitudes sur le brut vénézuélien soutiennent le pétr…

    Cours de clôture: Les prix du pétrole ont pris de la vitesse jeudi, alors que les opérateurs s'attendent à ce que l'exploitation...

    jeudi 08 janvier 2026 à 12:30

    Le pétrole en hausse après la saisie de deux pétroliers par …

    Londres: Les cours de l'or noir progressent jeudi, portés par le risque géopolitique et une application plus offensive des sanctions américaines, tandis...

    mercredi 07 janvier 2026 à 21:31

    Le pétrole sous pression, volonté US d'exploiter les ressour…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont continué à reculer mercredi face aux nouvelles annonces de Washington concernant l'avenir de l'exploitation...

    mercredi 07 janvier 2026 à 16:06

    Washington annonce la saisie d'un pétrolier sous sanctions d…

    Washington: Washington a annoncé mercredi la saisie d'un pétrolier visé par des sanctions dans la mer des Caraïbes, peu après avoir intercepté...

    mercredi 07 janvier 2026 à 12:07

    Le pétrole baisse avec la pression de Donald Trump sur le Ve…

    Londres: Les cours du pétrole baissent un peu mercredi, après les déclarations de Donald Trump mardi affirmant que le Venezuela allait "remettre...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Vendredi 2 janvier 2026 Malgré des négociations avancées sur un possible accord de paix en Ukraine, les cours du pétrole restent sous pression: le Brent a chuté de plus de 18% et le WTI de plus de 19% en 2025, signant leur plus fort recul depuis 2020 sur fond de craintes de surplus d’offre.

    📈 Goldman Sachs anticipe une hausse de 20 dollars par baril en cas de crise iranienne

    Le samedi 05 octobre 2024

    Prévisions: Selon Goldman Sachs, une réduction de l’offre iranienne, suite à une potentielle escalade du conflit, pourrait faire grimper les prix du pétrole de 20 dollars par baril.

    Lire la suite

    🛢️ Crises financières et pétrole : comment les krachs boursiers influencent le prix du baril

    Le lundi 07 avril 2025

    Paris: Ce lundi 7 avril 2025, l’escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine a déclenché un krach boursier historique, plongeant les marchés mondiaux dans le rouge. Comme à chaque crise financière, le marché pétrolier subit de plein fouet les répercussions, avec une chute des cours alimentée par la crainte d’un ralentissement économique. De 1929 à la pandémie de 2020, retour sur ces krachs et leur impact sur les prix du pétrole.

    Lire la suite

    📈 Prévisions des prix du pétrole Brent et WTI en 2023/2024 selon les experts du secteur

    Le vendredi 22 septembre 2023

    Paris: Morgan Stanley a revu à la hausse ses prévisions trimestrielles pour les prix du pétrole Brent en 2023 et 2024, attribuant cette révision à un déséquilibre de l'offre provoqué par la prolongation des réductions de production de l'Arabie saoudite et de la Russie.

    Lire la suite