A+ A A-

Le pétrole en légère baisse après des déclarations de l'Iran

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole baissaient légèrement lundi en cours d'échanges européens, dans un marché fébrile sur les perspectives de rééquilibrage après le refus répété de l'Iran de participer à tout accord sur un gel de la production.
Vers 11H40 GMT (12H40 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 39,59 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 80 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en avril perdait 90 cents à 37,60 dollars.

Les cours du Brent et du WTI, qui avaient clôturé en hausse vendredi dans le sillage du dernier rapport de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) prévoyant un resserrement de l'offre dès fin 2016, ont accusé le coup lundi après des déclarations de Téhéran laissant entendre qu'il n'était pas prêt à geler sa production.

"L'Iran a clairement indiqué durant le week-end qu'il n'avait l'intention de s'engager à limiter sa production de pétrole qu'une fois qu'il aurait atteint un niveau de production de 4 millions de barils par jour", relevaient les analystes de Commerzbank.

Alors qu'on lui demandait si le ministre russe de l'Énergie, Alexandre Novak, avait des chances de le convaincre d'accepter un gel de la production, le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh, a déclaré dimanche que "jusqu'à ce que l'Iran atteigne 4 millions de barils par jour, (il fallait) laisser l'Iran tranquille", et qu'ensuite Téhéran serait prêt à travailler avec les autres producteurs, selon des propos rapportés par l'agence de presse Shana du ministère du Pétrole.

La perspective d'une entente concertée entre membres de l'OPEP et hors-OPEP pour limiter les excédents pesant sur le marché et parvenir à stabiliser les prix semblait ainsi de plus en plus compromise, d'autant que le Koweït par exemple a fait de la participation de l'Iran à un gel de la production une condition préalable à son propre engagement.

"Si l'on ajoute à cela des informations selon lesquelles les niveaux de production de l'Arabie saoudite en février étaient proches de leurs records historiques, les suggestions de la semaine dernière selon lesquelles le pétrole a atteint un plancher pourraient être un peu prématurées", commentait Connor Campbell, analyste chez Spreadex.

Après être tombés à des plus bas en près de 13 ans, les cours ont amorcé une nette reprise le mois dernier suite à l'annonce d'un gel de production par les deux plus grands producteurs au monde, l'Arabie Saoudite et la Russie, suivis également par le Qatar et le Venezuela.

Les prix avaient en outre bénéficié vendredi de prévisions optimistes de l'AIE, laquelle note dans son dernier rapport que "les prix bas et la baisse des investissements ont clairement commencé à avoir un impact sur la production de pétrole dans les pays non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole", à commencer par les États-Unis, où l'Agence s'attend à une baisse de la production de 530.000 barils par jour (b/j) cette année.

"Des éléments montrent que les prix pourraient avoir atteint un point bas", souligne aussi l'Agence, qui précise que fin 2016, le surplus d'offre devrait être ramené à 0,2 million de barils par jour (mbj), contre encore 1,9 mbj au premier trimestre, ce qui devrait permettre d'achever le rééquilibrage en 2017.

Des prévisions confortées vendredi par la société de services pétroliers Baker Hughes, qui a annoncé une nouvelle baisse, de 6 unités, du nombre de puits en activité aux États-Unis, confirmant les espoirs de repli de la production dans le pays.

Plusieurs analystes estimaient toutefois que la reprise actuelle des cours pouvait retarder le rééquilibrage du marché dans la mesure où un pétrole parvenant à se stabiliser au-dessus du seuil de 40 dollars le baril pourrait encourager les producteurs américains à reprendre leurs activités.

(c) AFP

Commenter Le pétrole en légère baisse après des déclarations de l'Iran



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    mercredi 09 septembre 2026 à 13:08

    Coopérative U anticipe des carburants sous tension sans paix…

    Carburants: Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a relié mercredi la hausse des prix à la pompe aux perturbations qui affectent...

    mercredi 09 septembre 2026 à 09:48

    Le prix du baril de Brent atteint les 100 dollars

    Londres: Le baril de pétrole Brent a atteint les 100 dollars mercredi pour la première fois depuis fin juillet, après de nouvelles...

    mercredi 09 septembre 2026 à 09:42

    Le pétrole bondit, les Bourses accusent le coup

    Paris: Les marchés mondiaux marquaient le pas mercredi, pénalisés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie.

    mardi 08 septembre 2026 à 12:59

    Le pétrole s'approche des 100 dollars porté par des attaques…

    Londres: Les cours du pétrole sont en hausse mardi, portés par la série d'attaques des rebelles houthis du Yémen sur le sud-ouest...

    mardi 08 septembre 2026 à 11:56

    La Suisse doit puiser dans ses réserves d'essence

    Berne: La Suisse doit puiser dans ses réserves obligatoires de diesel et d'essence pour assurer l'approvisionnement du pays.

    lundi 07 septembre 2026 à 12:45

    Le pétrole maintenu à des niveaux élevés avec de nouvelles a…

    Londres: Les cours du brut hésitent lundi, les attaques du weekend entre les Etats-Unis et l'Iran sur des navires maintenant les hydrocarbures...

    samedi 05 septembre 2026 à 16:52

    L'armée américaine dit avoir "détruit" trois pétro…

    Téhéran: L'armée américaine a indiqué avoir frappé et "détruit" trois pétroliers iraniens samedi, un dans le Golfe et deux dans le Golfe...

    vendredi 04 septembre 2026 à 21:31

    Le pétrole en petite hausse pour conclure une semaine

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en petite hausse vendredi, le marché tentant d'estimer l'ampleur des conséquences de l'escalade...

    vendredi 04 septembre 2026 à 14:05

    Le SP95-E10 atteint son plus haut niveau depuis la guerre en…

    Carburants: Le prix moyen du SP95-E10, essence la plus consommée par les automobilistes français, s'établissait vendredi 4 septembre à 2,090 €/l.

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Mardi 8 septembre 2026

    En début d’après-midi, le prix du baril de Brent s’approchait du seuil des 100 dollars, à 98,62 $/baril (+1,67 %), soit 84,93 €/baril. Le cours du Brent gagnait ainsi 2,43 % par rapport aux 96,28 dollars de la clôture de vendredi, après avoir déjà bondi de près de 8 % sur la semaine précédente. Les prix du pétrole étaient soutenus par une série d’attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite, qui ont notamment touché des installations de Saudi Aramco et interrompu l’activité de plusieurs sites énergétiques. La tension restait également forte autour du détroit d’Ormuz, l’Iran ayant annoncé la création prochaine d’une nouvelle « zone interdite » près de ce passage stratégique, quelques jours après que l’armée américaine a affirmé avoir détruit trois pétroliers iraniens. Signe supplémentaire des tensions sur l’approvisionnement, le diesel européen approchait désormais les 200 dollars le baril.

    🇫🇷 Certificats d'économie d'énergie au 1ᵉʳ janvier 2026 : quel impact sur le prix des carburants et du fioul ?

    Le vendredi 28 novembre 2025

    Paris: À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la nouvelle période des Certificats d'économie d'énergie (CEE) va alourdir le prix des carburants et du fioul : découvrez l'impact concret sur votre facture.

    Lire la suite

    📈 Les cours du pétrole n'ont pas pleinement intégré le blocage d'Ormuz, selon le patron de Chevron

    Le lundi 23 mars 2026

    New York: Les cours du pétrole n'ont pas encore pleinement pris en compte les effets du blocage du détroit d'Ormuz, a déclaré lundi le patron du groupe énergétique américain Chevron, Mike Wirth, lors de la grande conférence CERAWeek à Houston.

    Lire la suite

    ⛽️ Comment est fixé le prix des carburants ?

    Le dimanche 06 février 2022

    Paris: Des forages pétroliers à votre réservoir d’essence en passant par les raffineries, le pétrole subit de nombreuses transformations. Tout ce processus a un prix qui, avec d’autres coûts, impactent, d’une manière plus ou moins importante, le prix du carburant à la pompe. Alors comment est fixé le prix des carburants en France ?

    Lire la suite