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Le pétrole accentue son repli après le rejet par l'Iran d'un gel de production

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole baissaient mardi en fin d'échanges européens, effaçant l'essentiel de leurs gains de la veille après le rejet par l'Iran de l'idée d'un gel de sa production pétrolière balayant les espoirs de voir la surabondance de l'offre commencer à se résorber.
Vers 17H15 GMT (18H15 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 33,24 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,45 dollar par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en avril, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, perdait 1,67 dollar à 31,72 dollars.

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh, a rejeté mardi l'idée d'un gel du niveau de la production pétrolière de l'Iran en la qualifiant de "plaisanterie", ont rapporté plusieurs médias iraniens.

Le chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), l'Arabie saoudite, et la Russie - les deux premiers producteurs mondiaux de brut - avaient proposé il y a une semaine, au terme d'une réunion à Doha avec le Qatar et le Venezuela, que tous les pays producteurs gèlent leur niveau de production à son niveau de janvier pour soutenir les prix.

"La tension monte au sein du cartel", commentait Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets, et cela pèse sur les cours.

"Les projets de l'Iran d'accroître sa production après la levée des sanctions internationales est une épine dans le pied des autres pays producteurs qui semblent parvenir à un consensus sur le fait que la production doit (dans son ensemble) rester à son niveau actuel", expliquait M. Lawler.

Les cours continuaient ainsi leur parcours en dents de scie, repartant en nette baisse après leur fort rebond de la veille.

Les cours avaient été soutenus lundi par un certain tassement des inquiétudes liées à la surabondance d'offre d'or noir après l'annonce vendredi après la fin des échanges en Europe d'une baisse du nombre de puits de forage en activité la semaine dernière.

De plus, les prix ont bénéficié ces derniers jours d'espoirs de voir le gel de production annoncé la semaine dernière par l'Arabie saoudite et la Russie, premiers producteurs de brut au monde, faire des émules au sein de l'OPEP et en dehors.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a débuté lundi une visite d'une semaine dans le Golfe pour discuter des moyens de stabiliser les prix du pétrole, principale source de revenus de son pays, premier producteur de brut d'Afrique.

"D'après le secrétaire général de l'OPEP Abdallah el-Badri, des discussions sont en cours avec le Brésil, la Chine, Oman et le Mexique", cependant "ces pays (non membres de l'OPEP) ne sont de toute façon pas vraiment dans une position leur permettant d'accroître leur production", commentait-on chez Commerzbank.

Pour Sylvain Loganadin, analyste chez FXCM, "le gel de la production de l'Arabie Saoudite et de la Russie ne devrait pas permettre un rebond plus important que celui que nous avons connu sur le pétrole en raison du fait que l'offre reste toujours excédentaire à moyen terme malgré les mesures prises ces derniers jours".

"En effet, l'excès d'offre qui s'est créé sur ce marché depuis quelques années devrait mettre 2 à 3 ans avant de commencer à se résorber de lui-même et d'entrainer une hausse graduelle des cours du baril de pétrole en considérant que la demande reste stable", prévenait M. Loganadin.

Mercredi les investisseurs décortiqueront les données hebdomadaires du département américain de l'Énergie (DoE) sur les niveaux des réserves américaines de pétrole.

Selon la prévision médiane des analystes sondés par l'agence Bloomberg, les stocks de brut devraient avoir de nouveau grimpé lors de la semaine achevée le 19 février, de 3 millions de barils, tandis que les réserves d'essence devraient avoir baissé de 1,25 million de barils et celles de produits distillés (dont le fioul de chauffage et le gazole) reculé de 1,15 million de barils.

Le DoE avait annoncé la semaine dernière que les réserves américaines de brut s'étaient étoffées sur la semaine précédente pour atteindre leur plus haut niveau en plus de 85 ans.

(c) AFP


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