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Le pétrole WTI chute de presque 7% le baril, le Brent recule de plus de 3%

prix du petrole New YorkNew York: Les cours du pétrole ont vu leur chute s'accélérer mercredi à New York, plombés par la dégringolade des Bourses et l'accumulation d'informations confirmant la persistance des excédents mondiaux.
Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en février, dont c'était le dernier jour de cotation, a perdu 1,91 dollar, soit 6,71% en une seule séance, pour finir à 26,55 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), au plus bas depuis mai 2003.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a seulement reculé de 3,06%, soit 88 cents, à 27,88 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), au plus bas depuis novembre 2003.

"Les analystes des deux côtés disent que la faiblesse du brut affaiblit le marché (d'actions) et vice-versa", a noté Oliver Sloup, chez iiTrader.

La Bourse de New York a plusieurs fois flirté mercredi avec une chute de 3%, rendant l'ensemble des investisseurs nerveux.

"Le marché souffre à la fois de considérations qui sont propres au brut, avec le rapport de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) disant qu'on se noie dans l'offre et les inquiétudes pour la croissance mondiale, et du manque d'appétit pour le risque des marchés (financiers) au sens large", illustré par la déconfiture des Bourses, a expliqué pour sa part Matt Smith, chez Clipper Data.

"Il faut bien comprendre que le marché ne trouvera certainement pas de cours plancher de lui-même. Le niveau des 30 dollars, qui constituait pourtant un seuil psychologique majeur, n'a tenu que quelques jours. Étant donné qu'une embellie au niveau de la demande en pétrole est improbable, seul un changement de ton de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), notamment de l'Arabie Saoudite, pourrait permettre une stabilisation des cours", notait de son côté Christopher Dembik, analyste chez Saxo Bank.

"Cependant, aujourd'hui, rien ne semble inciter le pays à changer de stratégie alors qu'elle est gagnante non seulement face au pétrole de schiste mais aussi face à la Russie", poursuivait l'analyste.

De fait, le cartel a indiqué lundi prévoir un début de "rééquilibrage" du marché pétrolier en 2016, la baisse des prix qu'elle a favorisée devant peser sur la production de ses concurrents et contribuer à atténuer l'excédent structurel d'offre.

En revanche l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit que la hausse de la production iranienne contrebalancera largement la baisse de régime des producteurs non membres de l'OPEP, comme les États-Unis, et que le marché va continuer à "se noyer dans un surplus d'offre".

Désormais, les investisseurs attendent la publication jeudi du nouveau rapport hebdomadaire sur l'état des stocks de brut aux Etats-Unis.

Selon Matt Smith, "on va voir encore une forte augmentation des stocks de brut", habituelle en cette saison lorsque débutent des opérations saisonnière de maintenance des raffineries.

Pour Oliver Sloup, cette attente est l'un des facteurs ayant joué mercredi, laissant un petit espoir que les cours puissent se stabiliser jeudi. "On pourrait avoir un scénario où on réagit à la rumeur" et on compense une fois l'information sortie, selon lui.

"Si les stocks augmentent moins qu'attendu cela pourrait soutenir les prix", a-t-il dit, sans compter que le basculement sur un nouveau contrat de référence pourrait aussi faire son effet. Mercredi, le contrat de mars a limité sa baisse à 1,22 dollar (-4,13%) pour arriver à 28,35 dollars.

(c) AFP

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