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Le pétrole se reprend un peu après avoir lourdement chuté dans le sillage de l'Opep

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole rebondissaient légèrement mardi en cours d'échanges européens, après avoir atteint la veille leurs plus bas niveaux en près de sept ans, après que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé vendredi de maintenir sa production inchangée malgré la surabondance d'offre.
Vers 11H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 41,25 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 52 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance gagnait 25 cents à 37,90 dollars.

Les cours du Brent et du WTI tentaient un timide rebond mardi après avoir lourdement chuté la veille jusqu'à atteindre de nouveaux plus bas en près de sept ans, les investisseurs digérant la décision de l'Opep de ne pas procéder à des réductions de production malgré les excédents qui étouffent le marché.

Le Brent est ainsi tombé lundi à 40,60 dollars le baril tandis que le WTI a chuté jusqu'à 37,50 dollars le baril, leurs plus bas niveaux depuis février 2009.

Les prix du Brent et du WTI ont décliné de plus de 5% (lundi) et évoluent à proximité des plus bas atteints durant la crise financière de 2008/2009, soulignaient les analystes de Commerzbank.

En l'absence d'une action imminente de l'Opep pour réduire sa production, les prix du pétrole ont sombré comme une pierre (lundi), les prix du Brent et du WTI atteignant leurs plus bas niveaux en près de sept ans, relevait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Le marché, que la surabondance d'offre a largement contribué à faire plonger depuis la mi-2014, comptait sur la réunion du cartel vendredi à Vienne pour donner des signes de bonne volonté, si ce n'est en réduisant ses objectifs de production, du moins en tenant des propos plus conciliants.

Or, l'Opep a non seulement décidé de maintenir son offre à ses niveaux habituels, fidèle en cela à la position adoptée un an plus tôt et maintenue il y a six mois, mais, fait inhabituel, elle n'a même pas pris la peine cette fois d'établir un objectif chiffré de production.

Aucun plafond n'a été mentionné, ce qui suggère que le groupe n'a pas réussi à s'entendre sur la meilleure façon de tenir compte du retour du pétrole iranien sur les marchés maintenant que les sanctions ont été levées, et que le retour de l'Iran sur le marché devrait être pleinement effectif en janvier, notait Craig Erlam, analyste chez Oanda.

Le quota de production du cartel était de toute façon théorique, puisque la production réelle des pays de l'Opep se situe actuellement aux alentours de 32 millions de barils par jour (mbj), selon différentes études, soit nettement plus que l'objectif de 30 mbj maintenu lors de ses précédentes réunions.

M. Erlam estimait ainsi que la décision de l'Opep ne présageait rien de bon pour les producteurs de pétrole après un an au cours duquel le monde a été inondé de brut et alors que les conteneurs de stockage sont proches de leur capacité maximale, laissant encore largement le champ libre à de nouvelles baisses des cours.

De leur côté, les analystes de Commerzbank observaient que la chute des prix du pétrole devrait faciliter l'accomplissement du nouveau défi de l'Opep, consistant à forcer les pays extérieurs au cartel à réduire leur production, notamment aux États-Unis.

Dans ce contexte, les investisseurs guetteront à nouveau mercredi les statistiques hebdomadaires sur l'état des réserves de brut aux États-Unis, dont un premier indice leur sera fourni par la publication ce mardi, après la clôture des marchés, des estimations de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API).



(c) AFP

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