New York: Les cours du pétrole ont chuté lundi à New York, gagnés par la même inquiétude sur la croissance mondiale qui faisait chuter les marchés d'actions et les autres matières premières.Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre a perdu 1,27 dollar à 44,43 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
A Londres le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a perdu 1,26 dollar à 47,34 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.
Le marché est très volatil, mais ça ne concerne pas seulement le marché du brut, c'est pareil partout, les métaux sont touchés, tout comme les marchés d'actions ce qui laisse les matières premières sous pression, a déclaré Oliver Sloup, chez iiTrader, mettant ces réflexes de ventes sur le compte d'une mauvaise statistique chinoise.
Les entreprises du secteur industriel en Chine ont en effet vu leurs bénéfices chuter de 8,8% sur un an en août, ce qui représente un accélération de ce repli et fournit un nouveau signal de l'essoufflement de l'activité dans la deuxième économie mondiale.
Or la Chine est l'un des plus gros consommateurs de brut et si elle ralentit il ne va y avoir personne pour la suppléer dans un avenir proche, a souligné M. Sloup.
D'autant que, comme l'a souligné Phil Flynn, chez Price Futures Group, la croissance inquiète bien au-delà de la Chine, avec de nouvelles déclarations de la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, qui a essentiellement dit qu'elle allait rabaisser la croissance de tout l'univers.
Dans un entretien au quotidien Les Echos, Mme Lagarde a déclaré que nous sommes dans un processus de reprise dont le rythme décélère.
Nous observons un basculement entre les pays émergents et les pays développés: les premiers, qui tiraient la reprise mondiale il n'y a pas si longtemps, sont en train de ralentir. Les seconds voient leur élan s'accélérer. Ce phénomène devrait nous amener à réviser en baisse nos prévisions de croissance, a-t-elle dit.
Du côté de l'offre, toujours à un niveau surabondant, M. Sloup a indiqué qu'il attendait de nouveaux chiffres en milieu de semaine sur les stocks et la production aux Etats-Unis.
L'annonce d'un nouveau léger repli (-4) du nombre de puits en activité aux Etats-Unis vendredi n'est en effet pas suffisante selon lui pour soutenir les cours.
Si nous continuons à voir des réductions de la production (américaine) ou des puits à l'arrêt, cela pourrait aider à stabiliser le marché et compenser un peu les mauvaises nouvelles venues de Chine, mais avant qu'on voie les nouveaux chiffres de cette semaine, à très court terme on dirait qu'on va rester sous pression, a dit M. Sloup.
Matt Smith, chez ClipperData, notait quant à lui que le ministre koweitien du Pétrole s'était prononcé contre la convocation d'une réunion extraordinaire de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), confirmant une nouvelle fois le peu d'empressement des grands pays producteurs à réagir au bas niveau des cours.
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Le pic pétrolier est un sujet d'une importance cruciale pour notre avenir énergétique. Il se réfère au moment où la production de pétrole mondiale atteint son sommet avant de décliner de manière irréversible. La question de savoir si nous sommes en train de manquer de pétrole est étroitement liée à ce concept.
New York: Les analystes de Citi, l'une des plus grande institution financière au monde, prévoient une chute significative des cours du pétrole d'ici 2025, anticipant que le prix du baril de Brent descendra à 60 dollars, soit une diminution de plus de 20 % par rapport aux prévisions actuelles.
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