A+ A A-

Le pétrole monte un peu, aidé par des achats à bon compte et le dollar

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole montaient lundi en fin d'échanges européens, aidés par des achats à bon compte et un léger accès de faiblesse du dollar, mais l'excès d'or noir continuait de plomber les marchés.
Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 49,78 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,17 dollar par rapport à la clôture de vendredi. Les cours du Brent sont tombés lundi vers 03H35 GMT à 48,24 dollars le baril, leur plus bas niveau depuis la fin janvier 2015.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance gagnait 63 cents à 44,50 dollars. Pendant les échanges asiatiques, la référence américaine du brut a atteint un nouveau plus bas en quatre mois et demi, à 43,35 dollars le baril.

Les cours du pétrole se sont un peu repris lundi à la faveur d'achats à bon compte, estimait Myrto Sokou, analyste chez Sucden Financial.

"Il s'agit surtout de mouvements techniques dans un marché faible en volume", estimait également Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque.

Par ailleurs, pour Myrto Sokou, la faiblesse du dollar, surtout face à l'euro, pourrait également être un élément de soutien des cours ce lundi.

La baisse du billet vert tend à rendre plus attractifs les achats de pétrole, libellés en dollar, car moins onéreux pour les investisseurs munis d'autres devises.

Mais pour ces deux analystes, l'humeur du marché reste morose. "Le mois d'août est une période calme où la prise de risque est limitée, et où la volatilité et les volumes sont faibles", expliquait Mme Sokou.

"Ce n'est pas la première fois cet été que le pétrole tente un faux rebond. Il sera dans tous les cas de courte durée puisque aucun niveau technique majeur n'a été franchi", expliquait M. Dembik. En effet, les cours du Brent et du WTI sont restés respectivement sous les 50 et 45 dollars le baril.

Les fondamentaux de marché n'ont pas changé et l'offre s'obstine à rester abondante, malgré une chute des prix de plus de moitié depuis juin 2014, lorsque le Brent s'échangeait autour des 115 dollars le baril.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) produit ainsi à des niveaux proches de ses records de 2012, emmenée par une hausse de l'offre saoudienne et irakienne.

La production des États-Unis reste de son côté robuste, et la hausse de six unités du nombre de puits de forage en activité dans le pays, selon le décompte hebdomadaire établi par le groupe privé Baker Hughes vendredi, n'a pas contribué à remonter le moral des marchés.


De plus le retour de l'Iran sur les marchés après la levée des sanctions devrait venir s'ajouter à cette surabondance d'offre. Une situation qui inquiète les pays dont les finances sont largement dépendantes des revenus du pétrole, comme l'Algérie qui est membre de l'Opep.

Cité par l'agence APS, le ministre algérien de l'Énergie Salah Khebri, dont le pays a perdu la moitié de ses revenus en raison de la baisse des prix de l'or noir, a dit dimanche s'attendre à une offre "plus abondante" à partir de décembre, dans la foulée de l'accord entre Téhéran et les puissances occidentales sur le nucléaire iranien.

Il a aussi mentionné que des consultations étaient en cours entre les pays de l'Opep au sujet d'une éventuelle réunion extraordinaire du cartel consacrée à la baisse des cours. La prochaine réunion ordinaire du cartel est prévue pour le 4 décembre 2015.

Mais lundi, "deux membres de l'organisation ont signalé que le cartel n'avait pas pour projet d'organiser une réunion extraordinaire, malgré les propos du ministre de l'Énergie algérien", notaient les analystes de PVM.


La plupart des analystes s'attend à ce que l'Opep ne réduise pas son plafond de production et ne change en rien sa stratégie de bataille pour les parts de marchés dans laquelle le cartel s'est engagée lorsqu'il a décidé de maintenir son objectif de production en pleine dégringolade des cours en novembre dernier.

(c) AFP

Commenter Le pétrole monte un peu, aidé par des achats à bon compte et le dollar



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    lundi 13 juillet 2026 à 21:39

    Les cours du pétrole s'envolent de plus de 9%, bond inédit p…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole se sont envolés lundi, propulsés par le retour du blocus naval des Etats-Unis sur les...

    lundi 13 juillet 2026 à 19:16

    Ormuz: le trafic se poursuit malgré la reprise des hostilité…

    Téhéran: Un petit nombre de navires a franchi dimanche le détroit d'Ormuz, malgré une nouvelle reprise des hostilités entre l'Iran et les...

    lundi 13 juillet 2026 à 17:37

    L'Opep revoit encore à la baisse la croissance de la demande…

    Opep: L'Opep, l'alliance de pays exportateurs de pétrole, a de nouveau révisé à la baisse sa prévision de croissance de la demande...

    lundi 13 juillet 2026 à 17:31

    Le pétrole accélère après des déclarations belliqueuses de T…

    Londres: Les cours du pétrole accélèrent leur hausse lundi, propulsés par des déclarations du président Donald Trump, qui prévoit d'instaurer une taxe...

    lundi 13 juillet 2026 à 16:23

    Trump dit que les États-Unis seront "payés" pour p…

    Washington: Donald Trump a déclaré lundi que les États-Unis seraient rémunérés pour assurer la protection du détroit d'Ormuz et annoncé qu'ils allaient...

    lundi 13 juillet 2026 à 11:55

    Le pétrole monte avec l'annonce iranienne d'une nouvelle fer…

    Londres: Les cours du pétrole montent lundi, soutenus par l'annonce de l'Iran ce weekend d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, "jusqu'à nouvel...

    lundi 13 juillet 2026 à 09:19

    Le pétrole bondit face aux tensions au Moyen-Orient

    Singapour: Les cours du pétrole bondissent de près de 4% lundi après des frappes américaines sur l'Iran et l'annonce par Téhéran de...

    lundi 13 juillet 2026 à 06:34

    Le pétrole bondit face aux hostilités dans le détroit d'Ormu…

    Tokyo: Les cours du pétrole bondissent lundi matin après un week-end marqué par des frappes américaines sur l'Iran et l'annonce par Téhéran...

    samedi 11 juillet 2026 à 14:30

    Téhéran agite la riposte après de nouvelles frappes autour d…

    Téhéran: L’ayatollah Mojtaba Khamenei s’est exprimé dans un message écrit daté de vendredi et rendu public samedi, sa première prise de position...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Samedi 11 juillet 2026 Hier, les cours du pétrole ont terminé en léger recul après une semaine particulièrement agitée: le prix du baril de Brent a clôturé à 76,01 $/baril (-0,38 %, 66,59 €), tandis que le WTI américain a cédé davantage, à 71,41 $/baril (-0,93 %). Le marché pétrolier restait animé par l’espoir d’une reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran, malgré la fin annoncée du cessez-le-feu et la baisse persistante du trafic dans le détroit d’Ormuz.

    🇫🇷 Certificats d'économie d'énergie au 1ᵉʳ janvier 2026 : quel impact sur le prix des carburants et du fioul ?

    Le vendredi 28 novembre 2025

    Paris: À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la nouvelle période des Certificats d'économie d'énergie (CEE) va alourdir le prix des carburants et du fioul : découvrez l'impact concret sur votre facture.

    Lire la suite

    📊 Les grandes hausses et baisses des prix du pétrole brut depuis 30 ans

    Le mardi 10 mars 2020

    Les prix du pétrole ont chuté de plus de 30% le 9 mars 2020 après l'échec d'un accord entre l'Arabie saoudite et la Russie visant à réduire la production pétrolière au sein de ce qu'on aura appelé l'alliance OPEP+. Voici les principaux mouvements du pétrole, au fil des événements internationaux depuis 30 ans.

    Lire la suite

    🇻🇪 Les géants de l'énergie à la fois attirés et rebutés par le pétrole du Venezuela

    Le jeudi 26 mars 2026

    Caracas: L'administration du président Donald Trump cherche à ouvrir les ressources naturelles inexploitées du Venezuela aux investissements américains, mais les infrastructures vieillissantes de ce pays latino?américain riche en pétrole poussent les géants de l'énergie à hésiter avant de s'engager pleinement.

    Lire la suite