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Le pétrole rebaisse après des chiffres mitigés sur l'offre aux USA

prix du petrole New YorkNew York: Les cours du pétrole ont baissé mercredi à New York, effaçant leur hausse de la veille, sans que le marché trouve de soutien dans les chiffres hebdomadaires sur les stocks américains, en baisse pour le brut, mais en hausse pour l'essence.
Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre a cédé 59 cents à 45,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), faisant ainsi avorter la tentative de rebond -d'une cinquantaine de cents- la veille.

A Londres, le prix du baril de Brent, la référence européenne du brut, a reculé de 40 cents à 49,59 dollars pour le contrat de septembre sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Comme de nombreux analystes s'y attendaient, le marché de l'or noir poursuit ainsi son chemin vers ses plus bas niveaux depuis la fin des années 2000. Il a rechuté début juillet, après avoir tenté de se stabiliser autour de 60 dollars le baril à New York pendant le printemps.

Dans le vert à l'ouverture mercredi, le marché a connu une très brève accélération juste après la publication à 14H30 GMT, par le département américain de l'Energie, des chiffres hebdomadaires sur l'état de l'offre pétrolière aux Etats-Unis.

"Le chiffre le plus visible, c'était un recul de 4,4 millions de barils, donc la première réaction, cela a été une hausse sur la base de ce chiffre et d'un déclin de 500.000 barils à Cushing", le terminal de l'Oklahoma qui sert de base aux prix du WTI, a noté Bob Yawger, de Mizuho Securities.

Toutefois, la hausse des cours a vite ralenti, ceux-ci s'orientant finalement nettement dans le rouge pendant le reste de la séance.

"Quand on regarde les autres éléments du rapport, ce n'est pas si positif, et c'est ce qui a finalement dominé aujourd'hui", a ajouté M. Yawger. "D'abord, les réserves d'essence ont augmenté, et cela a pesé sur le marché. De plus, la production a nettement augmenté, et c'est négatif. Je pense que beaucoup de gens s'attendaient à un chiffre moins élevé".

Alors que les investisseurs restent inquiets de la surabondance d'offre générale, que ce soit dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ou aux Etats-Unis, la production américaine a rebondi la semaine dernière de quelque 50.000 barils par jour (bp/j) et reste proche de 9,5 millions de bp/j.


- Le dollar influence


Certains observateurs soulignent que la baisse des stocks de brut n'est pas même un élément suffisant pour s'enthousiasmer à cette période de l'année.

"Les stocks de brut et d'essence devraient baisser à ce moment de l'année car nous sommes en pleine saison des grands déplacements automobiles estivaux aux États-Unis et ils ne le font pas", a expliqué Thomas Pugh, analyste chez Capital Economics. Or, d'une semaine à l'autre, "ils continuent d'osciller entre hausse et baisse, et sont au mieux stables."

En ce sens, "ce qui est le plus défavorable, dans ce rapport, c'est le rythme sans précédent des raffineries, qui fonctionnent à 96,1% de leur capacité", a insisté M. Yawger. "On est en train de brûler plus de 16 millions de barils de brut par jour, mais dans un mois et demi ou deux mois, la saison de maintenance va commencer."

"Les raffineries vont s'arrêter et ralentir, pour fonctionner au mieux entre 88% et 90% de leur capacité, et on va se retrouver avec beaucoup de brut", a-t-il conclu.

Pour le reste, les cours du pétrole ont continué à fonctionner sur le principe du "+qui perd gagne+ face aux chiffres sur l'économie américaine" et leurs effets sur le dollar, a remarqué Matt Smith, de ClipperData.

Les indicateurs du jour, dont un chiffre décevant sur l'emploi mais un indice très encourageant sur l'activité des services, ont été contrastés et ont fait bouger le billet vert dans un sens puis l'autre.

Les échanges pétroliers étant libellés en monnaie américaine, la force du dollar les rend moins intéressants, et ils ont tendance à évoluer de façon inverse à la monnaie américaine, ce qui s'est relativement vérifié mercredi, sans que cela suffise en soi à orienter les cours en hausse ou en baisse.
(c) AFP

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