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Le pétrole grimpe sur fond de tensions en Irak et au Yémen

prix-du-petrole LondresLondres: Les prix du pétrole grimpaient lundi en cours d'échanges européens, aidés de nouveau par les tensions géopolitiques au Yémen et en Irak qui pourraient potentiellement affecter l'offre de brut.
Vers 10H10 GMT (12H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 66,90 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 9 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en juin gagnait 35 cents à 60,04 dollars.

Les cours restent fermes à cause d'inquiétudes concernant l'approvisionnement de brut du Moyen-Orient en raison des combats au Yémen et en Irak, constataient les analystes de ETX Capital.

La coalition arabe au Yémen a repris dimanche soir ses frappes aériennes, peu après l'expiration d'une trêve humanitaire de cinq jours, lançant des raids sur Aden, principale ville du sud du pays.

En Irak, la ville stratégique de Ramadi est tombée aux mains des jihadistes du groupe État islamique (EI). Des milices chiites convergeaient lundi sur Ramadi pour apporter leur soutien aux forces gouvernementales et tenter de reprendre cette localité.

Le Yémen n'est pas un producteur de pétrole majeur, mais les pays voisins sont très préoccupés par la sécurité du détroit de Bab el-Mandeb, entre la mer Rouge et le Golfe d'Aden, qui sépare l'Afrique de la Péninsule arabique et se trouve sur un axe important du commerce maritime mondial.

Mais des analystes pointaient également du doigt un ralentissement dans la baisse du nombre de puits de forage en activité aux États-Unis, qui pourrait de nouveau peser sur les cours à court terme.

La hausse des cours ces dernières semaines a eu pour effet de ralentir le déclin des puits de forage aux États-Unis, notaient les analystes de Commerzbank.

Avec huit puits de forage en moins aux États-Unis la semaine dernière, par rapport à la semaine précédente, selon la société de services pétroliers Baker Hughes, le déclin du nombre de puits est le plus faible enregistré depuis le 12 décembre.



(c) AFP


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