A+ A A-

Total: les raffineries françaises fixées sur leur sort jeudi

prix-du-petrole ParisParis: Le groupe Total officialisera jeudi la restructuration de son activité de raffinage en France, confrontée à une érosion de ses marges: le site de La Mède (Bouches-du-Rhône) devrait notamment être reconverti, mais le géant pétrolier promet qu'il n'y aura pas de licenciements.
Le groupe a confirmé lundi soir avoir convoqué jeudi un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire de sa branche raffinage-chimie. La réunion portera sur les perspectives du raffinage en France et devrait, selon les syndicats, être centrée sur le sort des sites de Donges (Loire-Atlantique) et La Mède.

Total, qui exploite cinq sites de raffinage en France, lesquels emploient près de 3.900 personnes, préparait le terrain depuis plusieurs mois à des annonces au printemps concernant la restructuration de certains sites.

L'ensemble du secteur européen du raffinage souffre depuis plusieurs années de surcapacités, dans un contexte de stagnation de la consommation de carburant. Selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), le taux d'utilisation des raffineries de l'Union européenne est ainsi tombé à 79% en 2013, contre 89% en 2005.

En France, cette activité souffre aussi d'une structure de production structurellement inadaptée à la demande: les raffineries produisent trop d'essence et pas assez de gazole, alors que ce carburant bénéficie d'une fiscalité avantageuse et représente plus de 80% des volumes écoulés dans les stations-service du pays.

Conséquence: depuis 2009, le nombre de raffineries dans le pays est passé de 12 à huit.

Chez Total, deux des cinq sites sont déficitaires: La Mède et Donges.

Pour le premier, on évoque une reconversion industrielle, fort probablement dans les biocarburants, avec des suppressions d'emplois, a déclaré à l'AFP François Pelegrina, coordinateur CFDT.

Quant à Donges, selon Les Echos, Total devrait annoncer un investissement destiné à rétablir la rentabilité de la raffinerie, pour la pérenniser.

Interrogé sur la chaîne iTélé fin mars, le directeur général Patrick Pouyanné avait reconnu que ces deux sites étaient effectivement deux des plus sensibles.

Lorsque, sur un site (La Mède, NDLR), vous perdez 150 millions d'euros par an depuis quatre ans, ce n'est pas durable, avait-il souligné.

Total a toutefois toujours affirmé qu'il n'y aurait aucune fermeture de site ni de licenciement. Mais les syndicats s'inquiètent du nombre de postes qui seront supprimés et des conditions de reclassement.

A La Mède, où travaillent actuellement 430 personnes, on peut produire du carburant bio avec beaucoup moins d'unités que ce que l'on a, donc des fermetures d'unités seront vraisemblablement annoncées, ce qui pourrait conduire à pas mal de pertes d'emplois, craint Bruno Casano, délégué FO de la raffinerie, interrogé par l'AFP.

Le délégué s'attend à ce que la direction donne jeudi exactement le nombre de personnes qu'ils comptent garder à la plateforme de La Mède et exactement le nombre de personnes qu'ils vont reclasser.

On ne validera aucune suppression d'emploi et on sera très vigilants à ce que le projet offre des perspectives de développement, affirme de son côté M. Pelegrina.

La CFDT plaide pour une plateforme de développement durable associant le raffinage des huiles végétales pour produire des biocarburants et l'installation d'une centrale solaire développée par la filiale Total Sunpower.

FO demande pour sa part que les reclassements d'ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise soient faits dans le bassin local et notamment à la plateforme pétrochimique de Lavéra, à Martigues (Bouches-du-Rhône), gérée par Naphtachimie (coentreprise du britannique Ineos et de Total Petrochemicals France, TPF).

Dans un courrier adressé aux syndicats, daté du 3 avril, le directeur général de la branche raffinage-chimie de Total, Philippe Sauquet, promet qu'il n'y aura pas de mobilité géographique contrainte pour les salariés non cadres de La Mède.

Du côté de Donges, Total a toujours dit qu'il était prêt à investir de l'argent mais la balle est plutôt du côté des politiques, Etat et collectivités locales pour lever le problème de la voie ferrée Nantes - Le Croisic qui traverse le site, estime M. Pelegrina.

Le groupe pétrolier pose en effet comme condition pour pérenniser le site le détournement de cette voie SNCF qui le traverse.

Le comité de pilotage de ce projet de contournement s'est réuni jeudi après-midi à la préfecture de Nantes, avec des représentants des collectivités territoriales, de Total et de la SNCF. Les partenaires de l'opération s'accordent sur la nécessité de réaliser l'opération, a indiqué la préfecture de Loire-Atlantique dans un communiqué, précisant que la concertation serait lancée une fois les annonces de Total faites.

L'objectif est de conclure les discussions financières entre la société Total, l'Etat et les collectivités locales d'ici novembre 2015, selon la Préfecture.

abb-shu/fka/jpr

TOTAL

SUNPOWER CORPORATION



(c) AFP




Commenter Total: les raffineries françaises fixées sur leur sort jeudi



    Communauté prix du baril


    La Compagnie pétrolière française Total

    Le patron de TotalEnergies se défend de recourir à l'optimisation fiscale

    mercredi 17 juin 2026

    Paris: Le PDG de TotalEnergies, auditionné mercredi à la commission des finances de l'Assemblée nationale, s'est défendu de recourir à l'optimisation fiscale, face aux critiques sur la faiblesse de son impôt payé en France au regard de ses profits...


    -Toute l'actualité de la compagnie pétrolière TotalEnergies

    Les dernières actualités des prix du pétrole

    dimanche 05 juillet 2026 à 13:40

    L'Opep+ augmente ses quotas de production de pétrole pour le…

    Opep: Les ministres de l'Opep+ ont décidé dimanche d'augmenter les quotas de production de pétrole de 188.000 barils par jour pour le...

    dimanche 05 juillet 2026 à 11:30

    Pétrole: Vers une nouvelle hausse des quotas de l'Opep+

    Opep: L'Arabie saoudite, la Russie, et cinq autres membres de l'Opep+ se réunissent en ligne dimanche et devraient augmenter leurs quotas de...

    vendredi 03 juillet 2026 à 12:21

    Le pétrole hésite en attendant plus de précisions sur les di…

    Londres: Les cours du pétrole hésitent vendredi, en attendant des éclaircissements sur les négociations entre Téhéran et Etats-Unis et dans une séance marquée...

    jeudi 02 juillet 2026 à 21:11

    Le pétrole après une nouvelle session de discussions sur le …

    Cours de clôture: Les cours du pétrole sont restés sans grand mouvement jeudi, se maintenant aux niveaux d'avant la guerre au Moyen-Orient...

    jeudi 02 juillet 2026 à 11:57

    Le pétrole baisse, rassuré par la situation dans le détroit …

    Londres: Les cours du pétrole sont en baisse jeudi, les investisseurs écartant le risque d'une reprise de la guerre entre l'Iran et...

    mercredi 01 juillet 2026 à 21:15

    Le pétrole recule avec les pourparlers entre l'Iran et les E…

    Cours de clôture: Les prix du pétrole ont reflué mercredi, le marché tablant sur un apaisement géopolitique alors que des discussions techniques...

    mercredi 01 juillet 2026 à 20:34

    Transport maritime: la fermeture d'Ormuz a eu moins d'impact…

    Paris: La fermeture du détroit d'Ormuz "n'as pas l'ampleur exceptionnelle de la crise sanitaire" du Covid, a déclaré mercredi aux Échos Rodolphe...

    mercredi 01 juillet 2026 à 17:59

    Pétrole: Washington libère la moitié des stocks prévus

    NYC / Stocks aux USA: Les Etats-Unis ont prélevé plus de 89 millions de barils de pétrole de leur réserve stratégique, selon...

    mercredi 01 juillet 2026 à 12:07

    Le pétrole baisse avec des discussions indirectes prévues en…

    Londres: Les cours du pétrole tombent mercredi, le risque d'une reprise du conflit étant perçu comme faible alors qu'Américains et Iraniens doivent tenir...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Vendredi 3 juillet 2026 Les cours du pétrole restent proches de l’équilibre ce matin : le prix du Brent se stabilise autour de 71,80 $/baril (62,69 €), tandis que le WTI recule légèrement à 68,57 $/baril (-0,17 %), le marché pétrolier restant rassuré par les discussions entre les États-Unis et l’Iran et les signaux positifs sur la navigation dans le détroit d’Ormuz, où l’approvisionnement aurait dépassé 10 millions de barils/jour contre environ 20 millions de barils/jour avant la guerre.

    🇮🇷 L'Iran promet de bloquer le pétrole du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre"

    Le mardi 10 mars 2026

    Téhéran: L'Iran a promis mardi que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre", dans un rejet cinglant des propos de Donald Trump la veille sur une guerre "quasiment" terminée.

    Lire la suite

    📈 Les analystes revoient à la hausse leurs prévisions de prix du pétrole face à la persistance du conflit iranien

    Le lundi 23 mars 2026

    New York: Les principales maisons de courtage ont révisé leurs prévisions de prix moyens du pétrole pour 2026 alors que la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran fait rage, le conflit ayant propulsé les cours de plus de 50% ce mois-ci.

    Lire la suite

    🇺🇸 Face à la flambée du pétrole, Trump n'a pas beaucoup de leviers

    Le lundi 09 mars 2026

    New York: Grand promoteur des hydrocarbures, élu entre autres sur la promesse d'une essence bon marché, Trump promet désormais aux Américains que la flambée des prix provoquée par le conflit au Moyen-Orient ne sera qu'un court et mauvais moment à passer.

    Lire la suite