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Le pétrole ignore les éléments baissiers du marché

prix-du-petrole LondresLondres: Les prix du pétrole grimpaient vendredi en cours d'échanges européens, malgré la surabondance d'offre sur le marché et un dollar fort.
Vers 11H15 GMT (12H15 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 61,19 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,14 dollar par rapport à la clôture de jeudi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance prenait 1,02 dollar à 49,19 dollars.

Les cours du Brent semblent immunisés contre les mauvaises nouvelles, constataient les analystes de Commerzbank.

Selon les chiffres publiés mercredi par le département américain de l'Énergie (DoE), les stocks américains de pétrole brut ont augmenté de plus de huit millions de barils la semaine dernière.

Dans un marché déjà lesté par la surabondance d'offre, les statistiques américaines n'étaient pas de nature à regonfler le moral des investisseurs.

De plus, le dollar continuait de se renforcer, aidé par les perspectives d'une hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale (Fed) américaine cette année.

Et normalement, un billet vert fort a tendance à saper l'appétit des acheteurs munis d'autres devises pour les matières premières libellées en dollars.

Mais les cours de la référence européenne semblaient en effet se maintenir au dessus du seuil psychologique des 60 dollars vendredi, s'échangeant autour de 61 dollars le baril en début d'échanges européens.

Les prix du WTI souffraient cependant un peu plus de la surabondance d'offre aux États-Unis, et la référence américaine du brut continuait de s'échanger à 12 dollars de moins que le Brent.

Les marchés attendaient également, comme tous les vendredis, la sortie du décompte des plateformes pétrolières en activité réalisé par le groupe parapétrolier Baker Hughes.

Les statistiques pourraient peser sur les cours du WTI si le déclin du nombre de puits en activité s'est de nouveau ralenti, soulignaient les analystes de Commerzbank.

Les opérateurs avaient déjà été déçus la semaine dernière, avec seulement 37 plateformes mises hors service, alors que les semaines précédentes les chiffres tournaient autour de 90 plateformes.




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