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L'Ukraine pourrait entraver la hausse de la demande de pétrole en 2014, selon l'AIE

prix-du-petrole ParisParis: La crise en Ukraine pourrait entraver la hausse de la demande mondiale d'or noir attendue cette année, dans un contexte économique plus favorable, sans toutefois perturber les marchés pétroliers, a indiqué vendredi l'Agence internationale de l'énergie.
Pour le quatrième mois consécutif, l'AIE a relevé sa prévision de demande mondiale pour 2014, qui culmine désormais à un nouveau record de 92,7 millions de barils par jour (mbj), soit 95.000 barils par jour de plus que sa prévision du mois dernier et 1,4 million de plus qu'en 2013.

Le rythme de la croissance devrait s'intensifier durant l'année, grâce à l'amélioration des conditions macroéconomiques sous-jacentes, explique le bras énergétique des pays développés.

Si la demande des Etats-Unis continue à se raffermir et celle de la Chine à montrer des signes de faiblesse, ce sont les pays émergents, malgré leur volatilité, qui devraient soutenir l'essentiel de la croissance, les pays asiatiques non membres de l'OCDE comptant pour environ la moitié de la hausse, selon l'AIE.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait également relevé mercredi ses prévisions mondiales de brut pour cette année, à 91,14 mbj, grâce à une demande plus importante que prévu aux Etats-Unis et en Europe au quatrième trimestre 2013.

Une ombre au tableau, toutefois: les tensions autour de l'Ukraine qui ont accru le risque à la baisse pour ces prévisions, prévient l'AIE, même si les marchés sont demeurés calmes, très probablement en raison du fait que l'Ukraine n'est pas un pays de transit majeur pour les exportations de pétrole russe vers l'Ouest, contrairement au gaz.

- Relation étroite Europe-Russie -

Ainsi, l'AIE ne perçoit pas dans l'immédiat de risque d'approvisionnement pour l'Europe. Même si les compagnies pétrolières russes redirigent une partie de leurs exportations de brut vers l'Asie, la Russie et (les pays de) l'Ouest sont étroitement liés dans une relation producteur-consommateur qui reste très importante pour les deux parties, note-t-elle.

L'or noir russe a représenté 36% (ou environ 3,05 mbj, en baisse de 7%) des importations nettes de pétrole des pays européens de l'OCDE en 2013, qui ont eux-mêmes représenté 71% des débouchés russes. Dans le même temps, les importations européennes de produits pétroliers russes, notamment raffinés, devraient continuer à croître, après une hausse de 15% l'an dernier.

En février, la production de la Russie a toutefois légèrement décliné, en raison de problèmes météorologiques, mais celle de la totalité des pays non membres de l'Opep a crû de 100.000 barils par jour pour atteindre 55,9 mbj, principalement grâce à l'essor du pétrole de schiste en Amérique du Nord.

La production de ces pays devrait continuer à croître sur l'ensemble de l'année, de 1,7 mbj, culminant à son plus haut niveau depuis le début des années 1990.

Les pays de l'Opep ont également abreuvé davantage le marché le mois dernier, avec 500.000 barils supplémentaires par jour à 30,49 mbj, et pour la première fois en cinq mois une production légèrement supérieure à leur plafond de production fixé à 30 mbj.

La forte hausse de la production irakienne, qui a atteint son plus haut niveau en 35 ans avec 3,62 mbj, soit 15% de plus qu'en janvier, a permis de compenser le déclin de la Libye, où les sites pétroliers sont bloqués dans l'est du pays.

Au total, l'offre d'or noir a représenté 92,89 mbj en février (+600.000 barils par jour par rapport à janvier).






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