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Le brut hésite, le marché digère la hausse des stocks américains

prix-du-petrole Londres Londres : Les prix du pétrole divergeaient jeudi en cours d'échanges européens, dans un marché toujours inquiet de la paralysie de l'État fédéral américain et digérant une forte hausse des stocks de brut américains.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 109,28 USD sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, grappillant 9 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance perdait 33 cents, à 103,77 USD.

Les cours du brut étaient sous la pression "d'une augmentation des stocks pétroliers américains, de l'échec des discussions entre le président Barack Obama et les chefs de file du Congrès et l'annonce que la Libye pourrait revenir à une production normale en quelques jours une fois les grèves réglées", résumaient les analystes de Marex Spectron.

La crise budgétaire persistait aux États-Unis, où les chefs de file du Congrès ont quitté une réunion avec Barack Obama en constatant leurs désaccords, après que le président se fut dit "exaspéré" par le blocage.

Faute d'un accord lundi soir au Congrès sur le budget américain, environ 800'000 fonctionnaires jugés non essentiels, sur plus de deux millions, sont en congé sans solde depuis mardi.

Les investisseurs craignent que la paralysie n'affecte la croissance et la demande de pétrole chez le premier consommateur mondial d'or noir.

Le marché digérait également la forte hausse des stocks pétroliers américains communiquée mercredi par le Département américain à l'Énergie (DoE).

Les réserves de brut ont augmenté de 5,5 millions de barils la semaine dernière "en raison d'une hausse des importations et d'une moindre demande des raffineries", selon les analystes de BNP Paribas.

Initialement, les prix du brut n'avaient pas été affectés par cette hausse des stocks, généralement considérée de mauvais augure pour la demande énergétique américaine, dans l'espoir d'un déblocage logistique au terminal pétrolier de Cushing, dans l'Oklahoma (centre sud des États-Unis).

"L'annonce que la partie sud de l'oléoduc Keystone (de Cushing au Golfe du Mexique) sera mis en service plus tôt que prévu a relégué au second plan les implications négatives d'une hausse des réserves", rappelait-on chez BNP Paribas.

Cet oléoduc d'une capacité de 700.000 barils par jour devrait décongestionner le terminal pétrolier de Cushing, où le brut qui sert de référence au WTI s'est accumulé depuis le début de l'année.

Enfin, le ministre libyen du pétrole s'est montré confiant, mercredi, que le pays pourrait rapidement retrouver le niveau normal de sa production pétrolière, à 1,6 million de barils par jour.

La production pétrolière libyenne, quasiment interrompue ces dernières semaines en raison de grèves et de mouvements de protestations sur les installations pétrolières, se monte actuellement à presque 700.000 barils par jour.

afp/al



(AWP / 03.10.2013 12h54)


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