Menu
A+ A A-

Le brut chute sous 100 dollars à Londres, indicateurs décevants

prix-du-petrole Londres Londres : Les prix du pétrole plongeaient de plus de 3 dollars mercredi en fin d'échanges européens, retombant à Londres sous le seuil des 100 dollars, plombés par des indicateurs décevants en Chine et aux Etats-Unis -- dont un bond des stocks américains de brut à un sommet depuis 1982.

Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 99,11 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en recul de 3,26 dollars par rapport à la clôture de mardi. Il retombait sous 100 dollars, seuil sous lequel il n'était pas descendu depuis une semaine.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance perdait 3,13 dollars à 90,33 dollars.

"Les statistiques très décevantes publiées en Chine puis aux Etats-Unis (les deux principaux pays consommateurs de brut de la planète) ont donné le ton des échanges, et incité les investisseurs à se désengager des actifs à risque, d'où ce mouvement de vente massive sur le pétrole", expliquait Myrto Sokou, analyste du courtier Sucden.

Ainsi, l'indice PMI des directeurs d'achat publié mercredi par les autorités chinoises s'est établi en avril à 50,6, contre 50,9 en mars, à un niveau plus bas qu'attendu et qui se rapproche encore un peu plus du niveau de 50 qui marque la limite entre contraction et progression de l'activité.

"Ce tassement de l'activité manufacturière en Chine confirme à nouveau le ralentissement de la croissance économique du pays", et montrent que le géant asiatique n'est plus à même de stimuler la demande pétrolière mondiale, observaient les analystes de la maison de courtage PVM.

Dans des volumes d'échanges modérés, en l'absence de nombreux opérateurs européens à l'occasion du 1er mai, les cours du baril ont encore accéléré leur repli en début d'échanges américains après la diffusion d'indicateurs moroses aux Etats-Unis -- de loin, le premier consommateur d'or noir au monde.

Selon l'enquête de la société de services informatiques ADP, les embauches ont nettement diminué en avril dans le secteur privé aux Etats-Unis, enregistrant la plus faible expansion de créations d'emplois depuis septembre -- des chiffres de mauvais augure avant le rapport officiel mensuel sur l'emploi attendu vendredi, baromètre majeur pour jauger la vigueur de la première économie mondiale.

De plus, comme en Chine, l'activité des industries manufacturières a continué de ralentir aux Etats-Unis en avril, selon l'indice des directeurs des achats de ce secteur publié mercredi par l'association professionnelle ISM, qui a reculé plus qu'attendu.

"Enfin, les chiffres hebdomadaires du Département américain de l'Energie (DoE) ont fait état d'un nouveau bond important des stocks de brut dans le pays -- ce qui pose de sérieuses questions sur la solidité de la demande", dans un marché hanté par surabondance persistante d'or noir aux Etats-Unis, ajoutait Mme Sokou.

Selon le DoE, les réserves américaines de brut ont progressé de 6,7 millions de barils lors de la semaine achevée le 26 avril, huit fois plus que ce qu'attendaient les analystes, atteignant un sommet depuis au moins 1982.

Les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont de leur côté augmenté de 500'000 barils, un peu plus que prévu, tandis que les réserves d'essence, très surveillées avant la saison estivale des grands déplacements en voiture, reculaient de 1,8 million de barils.

"Les volumes d'échanges quand même plus étiques qu'à l'habitude ont eu tendance à accentuer le plongeon des cours", certains investisseurs pouvant par ailleurs être tentés de réaliser quelques prises de bénéfices après le net rebond des cours enregistré la semaine précédente, observait Myrto Sokou.

Dans un marché marqué ces derniers jours par un regain d'inquiétudes sur la conjoncture mondiale, le Brent, plus sensible à la demande en Asie et en Europe, continuait de réduire l'écart avec le WTI coté à New York -- plus dépendant du marché intérieur américain. La différence entre les deux cours de référence est tombée mercredi sous 8,50 dollars, l'écart le plus bas depuis fin 2011 (cet écart était d'environ 20 dollars fin février).

Les investisseurs attendaient par ailleurs mercredi une décision de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui pourrait maintenir le cap de sa politique monétaire ultra-accommodante, normalement susceptible de stimuler les marchés des matières premières.

rp



(AWP / 01.05.2013 18h36)


Commenter Le brut chute sous 100 dollars à Londres, indicateurs décevants



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    lundi 16 mars 2026 à 20:38

    Trump reproche à ses alliés de refuser de "s'impliquer…

    Téhéran: Donald Trump a reproché lundi à certains de ses alliés de ne pas "vouloir s'impliquer" dans la sécurisation du détroit d'Ormuz...

    lundi 16 mars 2026 à 20:08

    Le pétrole en baisse, espoir de davantage de barils sur le m…

    Washington: Les cours du pétrole ont reculé lundi, la perspective d'un déblocage plus important qu'anticipé des stocks stratégiques de brut et les...

    lundi 16 mars 2026 à 16:30

    Le pétrole baisse avec la perspective du déblocage de nouvel…

    New York: Les cours du pétrole reculent lundi, après que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) eut annoncé être prête à débloquer davantage...

    lundi 16 mars 2026 à 16:13

    Pétrole: l'AIE prête à débloquer davantage de stocks stratég…

    Stocks stratégiques: L'Agence internationale de l'énergie (AIE) est prête à débloquer davantage de stocks stratégiques de pétrole "si nécessaire", après la décision...

    lundi 16 mars 2026 à 14:35

    L'Irak veut relancer ses exportations pétrolières via la Tur…

    Irak: L'Irak, ultra-dépendant de sa manne pétrolière, cherche à relancer via la Turquie une fraction de ses exportations pétrolières, actuellement à l'arrêt...

    lundi 16 mars 2026 à 13:40

    🇮🇷 Les routes alternatives au détroit d'Ormuz insuffisantes …

    Téhéran: Le blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transitaient avant la guerre au Moyen-Orient 20% de la consommation mondiale de pétrole, pousse...

    lundi 16 mars 2026 à 13:11

    Le pétrole hésite entre espoir d'amélioration à Ormuz et ris…

    Londres: Les cours du pétrole hésitent lundi, après des informations selon lesquelles un navire non iranien serait passé, transpondeur allumé, par le...

    lundi 16 mars 2026 à 10:09

    Emirats: incendie dans l'installation pétrolière après une a…

    Emirats arabes unis: Une attaque de drone a provoqué un incendie dans l'importante zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte orientale...

    lundi 16 mars 2026 à 09:45

    Le pétrole reste perché, Trump fait pression sur ses alliés

    Genève: L'or noir brandissait toujours l'étendard des 100 dollars lundi en début de matinée, alors qu'au Moyen-Orient Donald Trump a appelé ses...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Vendredi 13 mars 2026 Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le cours du Brent est passé de 72,48 $ le 27 février à 103,14 $ à la clôture vendredi, soit +42 % sur la période et +11 % sur la semaine, tandis que son équivalent américain, le WTI, a atteint 98,71 $ le baril, soit plus de +47 % depuis le début du conflit.

    📈 Blocus d'Ormuz pendant un mois : Le scénario catastrophe d'un baril à 350 dollars

    Le jeudi 10 octobre 2024

    Ormuz: La menace d'une perturbation dans le détroit d'Ormuz, l'une des voies de transit pétrolier les plus stratégiques au monde, refait surface alors que la tension géopolitique entre Israël et l'Iran s'intensifie. Un éventuel blocus iranien de cette voie maritime cruciale, reliant le golfe Persique à la mer d'Arabie, pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole, dépassant facilement les 100 dollars par baril, préviennent les analystes.

    Lire la suite

    🇻🇪 Le pétrole en ligne de mire de l’intervention US au Venezuela: quel scénario pour le baril ?

    Le lundi 05 janvier 2026

    Caracas: Quelques heures après la capture de Nicolás Maduro et son transfert vers les États-Unis, Donald Trump a affirmé vouloir « rouvrir » le Venezuela aux compagnies pétrolières américaines, tout en maintenant l'embargo sur le brut vénézuélien. Sur le papier, l'équation est simple: un pays assis sur des réserves géantes, une industrie pétrolière exsangue et Washington qui revient au centre du jeu. Dans les faits, les conséquences dépendront d'un triptyque décisif: sécurité, cadre juridique et prix du baril.

    Lire la suite

    📅 Les dates qui ont vu le pétrole flamber à plus de 100 dollars

    Le jeudi 24 février 2022

    Le prix du baril de pétrole a dépassé les 100 dollars jeudi pour la première fois en plus de sept ans, après que le président russe Vladimir Poutine a annoncé une "opération militaire" en Ukraine. Retour sur les précédents épisodes lors desquels le baril a franchi le seuil symbolique des 100 dollars.

    Lire la suite