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Le brut hésite, au début d'une semaine riche en indicateurs

prix-du-petrole Londres Londres : Les prix du pétrole hésitaient lundi en cours d'échanges européens, dans un marché attentiste après des chiffres décevants sur la croissance économique aux États-Unis, et au début d'une semaine marquée par les réunions des banques centrales européenne et américaine, et riche en indicateurs macroéconomiques.

Vers 10H20 GMT (12H20 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 103,10 USD sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 6 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance gagnait en revanche 35 cents à 93,35 USD.

Les cours du barils fluctuaient dans une fourchette étroite autour de l'équilibre, reprenant leur souffle après avoir pâti vendredi des chiffres jugés décevants sur le Produit intérieur brut (PIB), qui a augmenté de 2,5% au premier trimestre 2013 mais moins qu'attendu par les analystes.

"En fait, les prix du pétrole se sont repliés vendredi à l'unisson des marchés boursiers et des autres matières premières, dans un marché sans autres grands indicateurs économiques que le PIB américain, qui s'est avéré peu enthousiasmant" et a ravivé les craintes sur la vigueur économique du pays, premier consommateur de brut dans le monde, notait Andrey Kryuchenkov, analyste de VTB Capital.

Les cours du brut avaient cependant grimpé en milieu de semaine dernière, notamment aidés par un regain d'optimisme sur la consommation énergétique aux États-Unis après une forte baisse des stocks d'essence et une hausse moindre qu'attendu des réserves de brut dans le pays.

"Dans les prochains jours, le Brent devrait se stabiliser un peu au-dessus des 100 dollars, alors que les opérateurs resteront suspendus à l'actualité macroéconomique", ajoutait M. Kryuchenkov.

Ainsi, les opérateurs guetteront les réunions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) mardi et mercredi, et celle de la Banque centrale européenne (BCE), en quête d'indices sur les mesures de soutien de ces institutions à l'économie, susceptibles de stimuler les investissements dans les matières premières.

Et surtout, le marché sera attentif vendredi au rapport mensuel sur l'emploi et le chômage aux États-Unis, considéré comme un baromètre majeur pour jauger l'économie du pays.

Le marché du brut devrait rester par ailleurs sans grand élan en Asie jusqu'à jeudi, en raison de trois jours fériés de lundi à mercredi en Chine pour les congés du 1er mai.

A moyen terme, "il est peu probable que le récent rebond des prix se poursuive durablement, étant donné les inquiétudes persistantes sur la demande mondiale (...) et alors qu'à court terme, l'offre d'or noir dans le monde reste très confortable", les stocks américains de brut restant ainsi non loin d'un sommet depuis 23 ans atteint début avril, insistait M. Kryuchenkov.

Malgré tout, le report de six mois de la mise en service de l'oléoduc controversé Keystone XL --qui doit acheminer du pétrole du Canada jusqu'au golfe du Mexique-- annoncé vendredi par la société TransCanada était susceptible de tempérer quelque peu les craintes sur la surabondance de brut aux États-Unis.

En effet, "dans un avenir proche, cela va faire moins de brut (qu'attendu initialement) acheminé depuis le Canada jusqu'à Cushing", principal terminal pétrolier du pays (situé dans l'Oklahoma, sud), "et cela aura un effet positif pour soutenir le prix du WTI" new-yorkais, qui avait été miné ces derniers mois par les niveaux historiquement élevés des réserves de Cushing, observait-on chez Commerzbank.

al



(AWP / 29.04.2013 13h19)


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