A+ A A-

Le brut ouvre en baisse à New York, marché inquiet pour la demande

prix-du-petrole New York New York : Les cours du pétrole ont ouvert en légère baisse mardi, les courtiers digérant des indicateurs économiques en demi-teinte aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de brut, dans un contexte d'un léger renforcement du dollar qui pénalisait les prix.

Vers 14H10 GMT (15h10 HEC), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février cédait 31 cents à 93,81 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex)

Le pétrole, qui avait clôturé la veille à New York à plus de 94 dollars le baril pour la première fois depuis septembre, était plombé par des craintes accrues pour la demande aux Etats-Unis et en Europe.

"Les indicateurs n'étaient pas particulièrement brillants ce matin", a estimé John Kilduff, de Again Capital.

"L'indice Empire State a continué de décevoir et les ventes au détail, bien que meilleures que prévu, manquaient d'éclat en ne montrant pas de vrai renforcement de la demande", a-t-il détaillé.

L'indice Empire State, publié par la banque centrale américaine (Fed), qui fait état du niveau de l'activité manufacturière à New York, a continué de baisser en janvier pour le sixième mois d'affilée, alors que les analystes pariaient sur un rebond.

Les ventes au détail ont, quant à elles, poursuivi leur rebond en décembre, et ont augmenté de 0,5% par rapport à novembre, portées notamment par les ventes d'automobile.

En Europe, les opérateurs ont accueilli avec nervosité les chiffres d'une première estimation du produit intérieur brut (PIB) allemand qui a reculé de 0,5% au dernier trimestre 2012 par rapport au troisième, a aussi remarqué M. Kilduff.

L'Allemagne a par ailleurs révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2013 à 0,4% contre 1% attendu précédemment.

Ces inquiétudes favorisaient le renforcement du dollar, une devise considérée par les investisseurs comme une valeur refuge, face à l'euro jugé plus risqué.

Or "cela accentue la pression sur les matières premières", a expliqué Bill Baruch, de iiTrader.

En effet, une plus grande cherté du billet vert rend moins attractifs les achats d'actifs, tels que le brut, libellés en dollars, pour les acheteurs en possession d'autres monnaies.

Les opérateurs étaient enfin dans l'attente des chiffres hebdomadaires des réserves de brut aux Etats-Unis, considérés comme un baromètre de la demande énergétique du pays, avant leur publication mercredi.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le DoE devrait faire état d'un gonflement de 1,8 million des stocks de brut aux Etats-Unis sur la semaine achevée le 11 janvier.

Les stocks d'essence sont attendus en hausse de 2,8 millions de barils, et les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillés durant la période hivernale, en hausse de 1,3 million de barils.

fah



(AWP / 15.01.2013 15h40)


Commenter Le brut ouvre en baisse à New York, marché inquiet pour la demande



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    lundi 05 octobre 2026 à 13:35

    Le pétrole se maintient, avec le ravivement des inquiétudes …

    Londres: Les cours du pétrole hésitent lundi, les craintes liées aux informations sur une nouvelle interruption d'un important oléoduc saoudien étant contrebalancées...

    lundi 05 octobre 2026 à 13:13

    Aramco juge les stocks pétroliers mondiaux trop faibles aprè…

    NYC / Stocks aux USA: Lors de l’Energy Intelligence Forum à Londres, le président-directeur général d’Aramco, Amin Nasser, a estimé que le...

    lundi 05 octobre 2026 à 11:01

    Arabie saoudite: arrêt de l'oléoduc Est-Ouest après une atta…

    Ryad: Le transport de pétrole par l'oléoduc Est-Ouest en Arabie saoudite a de nouveau été interrompu, après une attaque dimanche dans l'est...

    lundi 05 octobre 2026 à 06:30

    Les exportations de pétrole du Moyen-Orient au-dessus de leu…

    Dubaï: Les exportations de pétrole brut des pays du Moyen-Orient, hors Iran, ont dépassé la semaine dernière leur niveau d'avant la guerre...

    dimanche 04 octobre 2026 à 20:36

    Téhéran confie à Hamid Bovard l'intérim du ministère du Pétr…

    Téhéran: Le président iranien Massoud Pezeshkian a accepté la démission de Mohsen Paknejad et signé la nomination de Hamid Bovard comme ministre...

    dimanche 04 octobre 2026 à 07:01

    Les Houthis disent avoir frappé Aramco à Ryad après des raid…

    Ryad: Le mouvement houthi a revendiqué samedi 3 octobre une attaque contre une installation d’Aramco située au sud de Ryad, en affirmant...

    samedi 03 octobre 2026 à 13:59

    L’AIE comptabilise 325 millions de barils déjà débloqués par…

    Paris: À la date du 3 octobre, environ 325 millions de barils de réserves stratégiques de pétrole et de produits pétroliers ont...

    vendredi 02 octobre 2026 à 23:04

    Gazole: Trump juge que l'Europe a "très bien fait"

    Washington: Donald Trump a jugé vendredi que l'Europe avait "très bien fait" de puiser dans ses réserves de gazole afin de tenter...

    vendredi 02 octobre 2026 à 21:38

    Le pétrole baisse après l'annonce d'un nouveau recours aux s…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en baisse modérée vendredi, l'effet d'apaisement provoqué par l'annonce d'un nouveau prélèvement des...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    ★ Vendredi 2 octobre 2026

    Dans la matinée, le prix du baril de Brent chutait sous le seuil symbolique des 100 dollars, à 99,41 $/baril (-2,83 %), soit 88,38 €/baril, après avoir clôturé jeudi à 102,31 dollars. Le cours du pétrole Brent reculait désormais de 4,81 % sur une semaine, mais conservait une hausse de 3,84 % sur un mois et surtout de 38,30 % sur trois mois.
    Cette baisse des prix du pétrole intervenait alors que les exportations de brut du Moyen-Orient continuaient de se redresser: les flux de pétrole non iranien via le détroit d’Ormuz ont atteint environ 13,5 millions de barils par jour entre le 22 et le 28 septembre, soit un retour aux niveaux d’avant-guerre. La situation restait néanmoins fragile: l’Iran revendique toujours le contrôle du passage, le trafic maritime global demeure très inférieur à son niveau d’avant le conflit et trois navires ont encore été attaqués mardi dans le détroit d’Ormuz.

    🇺🇸 Face à la flambée du pétrole, Trump n'a pas beaucoup de leviers

    Le lundi 09 mars 2026

    New York: Grand promoteur des hydrocarbures, élu entre autres sur la promesse d'une essence bon marché, Trump promet désormais aux Américains que la flambée des prix provoquée par le conflit au Moyen-Orient ne sera qu'un court et mauvais moment à passer.

    Lire la suite

    ⛽️ France: les prix des carburants, sujet politiquement inflammable

    Le lundi 09 mars 2026

    Paris: Entre matière première, taxes et coût de distribution, les prix des carburants en France dépendent de plusieurs variables. Le gouvernement tente de juguler leur flambée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, mais il dispose de peu de leviers pour agir dans un contexte budgétaire contraint.

    Lire la suite

    🇮🇷 La guerre au Moyen-Orient, encore un révélateur de la dépendance au pétrole et au gaz

    Le mardi 03 mars 2026

    Energies fossiles: Comme après l'invasion russe en Ukraine en 2022, la guerre au Moyen-Orient expose le retard de l'Europe et d'autres pour remplacer les énergies fossiles importées par le solaire et l'éolien sur leur territoire.

    Lire la suite