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Le brut se stabilise, dans un marché sans élan après le bond de vendredi

prix-du-petrole Londres Londres : Les prix du pétrole se stabilisaient lundi en fin d'échanges européens, dans un marché sans élan pâtissant de prises de bénéfices après s'être envolé vendredi dans la foulée des chiffres de l'emploi américain, mais toujours hanté par les tensions au Moyen-Orient.

Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord, échangé sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres pour livraison en septembre valait 108,95 dollars, grignotant 1 cent par rapport à la clôture de vendredi.

Evoluant en dents de scie, le prix du Brent s'est brièvement hissé vers 15H30 GMT à 109,31 dollars, un sommet depuis le 22 mai, avant de rapidement décroître.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance progressait de 32 cents, à 91,72 dollars.

Les cours du baril reprenaient leur souffle après avoir s'être envolés vendredi de plus de 4 dollars à Londres et de plus de 3 dollars à New York.

Alors qu'il avait vigoureusement bondi vendredi après l'annonce d'une accélération plus forte que prévu des créations d'emploi en juillet aux Etats-Unis, signal encourageant pour la première économie mondiale, "le marché du pétrole a commencé cette nouvelle semaine sans élan", soulignait Jack Pollard, analyste du courtier Sucden.

Dans un volume d'échanges très limité, "le Brent comme le WTI ont tous deux commencé la semaine en baisse: il n'y avait aucun indicateur macroéconomique majeur susceptible de fournir une direction au marché, et on a donc assisté à un pur mouvement de prises de bénéfices", abondait Fawad Razaqzada, de GFT Markets.

En outre, la tempête tropicale Ernesto, qui balayait la Jamaïque et attaquait dimanche les côtes de l'Amérique centrale, devrait finalement épargner les zone des production pétrolière du golfe du Mexique, ce qui accentuait la pression à la baisse sur les cours de l'or noir.

Les prix sont cependant "remontés vigoureusement dans l'après-midi, en raison de rumeurs non confirmées d'attentat contre le président syrien (Bachar al) Assad", qui ravivaient les craintes d'une escalade de violences dans le pays, expliquait M. Razaqzada.

La Syrie suscitait déjà l'attention du marché après l'annonce ce lundi de la défection du Premier ministre syrien, Riad Hijab, qui a choisi de rejoindre l'opposition - "une preuve supplémentaire que le régime d'Assad s'effondre", selon un responsable du Département américain.

Les investisseurs digéraient par ailleurs un accord conclu samedi entre le Soudan et le Soudan du Sud, prévoyant que ce dernier paiera à Khartoum 9,48 dollars par baril de pétrole sud-soudanais exporté via le Soudan au cours des trois ans et demi à venir.

La production pétrolière du Soudan du Sud, de 350'000 barils par jour, avait été totalement interrompue en janvier, Juba accusant son voisin du Nord de subtiliser illégalement une partie du brut sud-soudanais transitant sur son territoire.

"Même si cet accord est un pas important vers la reprise de la production sud-soudanaise, il reste encore des problèmes cruciaux à régler avant que le pétrole ne puisse être exploité à nouveau, à commencer par la sécurité à la frontière entre les deux pays", tempéraient toutefois les experts du cabinet viennois JBC Energy, notant que cette redémarrage pourrait prendre "aussi bien six semaines que six mois".

rp



(AWP / 06.08.2012 18h41)


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