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Le brut finit en baisse à New York, déçu par le patron de la Fed

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(reprise de la veille)


New York - Les cours du pétrole ont terminé en baisse à New York jeudi, dans un marché déçu par l'intervention du président de la Réserve fédérale Ben Bernanke qui n'a pas annoncé de nouvelle mesure d'assouplissement monétaire.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet a cédé 20 cents par rapport à la clôture de mercredi à 84,82 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a fini à 99,93 dollars sur l'IntercontinentalExchange (ICE), en baisse de 71 cents par rapport à la clôture de mercredi.

"Le marché des matières premières n'a pas accueilli positivement les commentaires" du patron de la Fed, a indiqué John Kilduff, d'Again Capital, tout en estimant que M. Bernanke "n'a rien dit".

S'exprimant devant un comité du Congrès, le président de la Fed s'est montré avare de détails sur les perspectives de politique monétaire de l'institution, tout en estimant que la croissance économique semblait "devoir continuer à un rythme modéré dans les trimestres à venir".

Ces commentaires ont douché les spéculations sur une intervention à court terme de la Fed par des injections de liquidités dans l'économie américaine, dont la reprise montre pourtant des signes de faiblesse.

Selon John Kilduff, "le fait qu'il n'évoque aucune mesure d'assouplissement monétaire a déçu et a entraîné un retournement de vapeur. Ce marché a besoin d'éléments positifs".

Le pétrole avait en effet ouvert en forte hausse, dopé par une baisse des taux d'intérêts en Chine.

Les investisseurs américains ont ainsi salué la décision de Pékin de baisser, à compter de vendredi, de 0,25 point de pourcentage les taux d'intérêt de référence sur les emprunts et les dépôts à un an. Les banques pourront en outre s'éloigner plus que par le passé de ce taux de référence.

Il s'agit de la première baisse des taux d'intérêt en Chine depuis 2008. Elle intervient avant la publication samedi des indicateurs économiques pour mai, ceux d'avril ayant mis en évidence un ralentissement plus fort que prévu de la production industrielle notamment.

"Cela a dopé le marché car la Chine est un gros consommateur de pétrole. Un meilleur taux signifie plus de consommation", a noté Phil Flynn, de Price Futures Group.

De manière générale, "à l'exception notable mais largement anticipée de la Chine, les principales banques centrales dans le monde (et notamment la Banque centrale européenne et la Fed) font preuve d'attentisme", a observé Julian Jessop, analyste du cabinet Capital Economics.

"Les politiques monétaires seront peut-être assouplies ailleurs dans le monde mais cela ne fera que limiter la dégringolade des actifs à risque, comme les matières premières, plutôt que de nourrir une véritable reprise économique", a assuré M. Jessop, pour qui les cours du brut devraient rester sous pression.

De fait, "le marché du pétrole est abondamment approvisionné", l'offre mondiale étant notamment dopée depuis plusieurs mois par un accroissement de la production saoudienne "alors que les inquiétudes pour la demande ne risquent pas de se dissiper dans un contexte macroéconomique morose", a renchéri Andrey Kryuchenkov, expert de VTB Capital.

Ainsi, l'Espagne, confrontée aux difficultés croissantes de son secteur bancaire, continue d'attiser les inquiétudes des investisseurs sur la zone euro.

Aux Etats-Unis, les chiffres mitigés publiés mercredi par le Département américain de l'Energie (DoE) n'ont pas contribué à rasséréner les opérateurs, faisant état d'une forte hausse des réserves d'essence et de produits distillés.

rp



(AWP / 08.06.2012 06h21)


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