Menu
A+ A A-

Le brut finit en repli à New York, pénalisé par la flambée du dollar

prix-du-petrole (reprise de la veille)</p(reprise de la veille):

(reprise de la veille)


New York - Les cours du pétrole ont terminé en net repli lundi à New York, plombés par le renchérissement de la monnaie américaine qui était favorisée face à l'euro par le chaos politique en Grèce où d'ultimes tractations étaient menées pour dénouer l'impasse.

Le baril de référence pour livraison en juin a perdu 1,35 dollar par rapport à vendredi dernier, clôturant à 94,78 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après être tombé à 93,63 dollars, un plus bas en séance depuis le 19 décembre.

En deux semaines, les prix du brut texan coté à New York (WTI) ont ainsi perdu quelque 10 dollars.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a fini à 111,57 dollars, en baisse de 69 cents par rapport à la clôture de vendredi, tombant même brièvement à 110,04 dollars, un plus bas depuis près de quatre mois.

"La Grèce, la Grèce ... c'est tout ce qu'il y a à dire", a résumé Tom Bentz, de BNP Paribas. "Le marché pétrolier continue de subir les effets des bouleversements en Grèce et en Europe".

Face à l'impasse politique à Athènes, le chef de l'Etat grec Carolos Papoulias a proposé aux chefs des trois partis souhaitant éviter une sortie de l'euro de la Grèce la constitution d'un gouvernement de personnalités non politiques soutenu au parlement.

Des discussions en vue de la formation de ce gouvernement de technocrates doivent continuer mardi.

Les dernières rencontres dimanche soir entre les dirigeants des petits partis parlementaires grecs et le président Carolos Papoulias n'avaient pas permis d'aboutir à la constitution d'un gouvernement de coalition.

Et s'il était impossible de parvenir à un accord, la Grèce se dirigerait vers l'organisation de nouvelles élections législatives qui pourraient avoir lieu fin juin.

Dans ce contexte, les investisseurs se détournaient de l'euro, qui se négociait à 1,2846 dollar lundi vers 19H00 GMT, au profit de la monnaie américaine, valeur refuge.

"On se dirige vers un bain de sang sur le marché des matières premières", a ironisé Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

Le renforcement de la devise américaine rend en effet moins attractifs les achats de matières premières libellées en dollar, comme l'or noir, pour les investisseurs munis d'autres devises.

De plus, les perspectives d'une croissance mondiale terne renforçaient les inquiétudes sur la vigueur de la demande énergétique mondiale alors que l'offre restait abondante.

"La Chine a abaissé les obligations de fonds propres de ses banques pour la troisième fois en six mois (essayant de stimuler le crédit) dans une démarche visant à négocier en douceur l'atterrissage de la croissance du moteur de l'économie mondiale", a rappelé M. Smith.

"L'inquiétude est grande pour la demande mondiale avec les signes de ralentissement en Chine", a insisté de son côté Tom Bentz, de BNP Paribas.

Les cours de l'or noir ont également reculé après les déclarations du ministre saoudien du Pétrole qui s'est dit favorable à une baisse supplémentaire des prix.

"Nous avons besoin de cours autour de 100 USD le baril. Aujourd'hui, ils sont encore hauts", a déclaré Ali al-Nouaïmi, cité dimanche par l'agence Dow Jones Newswires, au sujet du Brent, la principale référence pour les investisseurs dans le monde.

"Ces propos illustrent une nouvelle fois le fait que l'Arabie saoudite fait tout son possible pour faire baisser le marché, en ajoutant des paroles à une politique de production ample", ont expliqué les analystes du cabinet viennois JBC Energy.

rp



(AWP / 15.05.2012 06h21)


Commenter Le brut finit en repli à New York, pénalisé par la flambée du dollar



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    lundi 16 mars 2026 à 14:35

    L'Irak veut relancer ses exportations pétrolières via la Tur…

    Irak: L'Irak, ultra-dépendant de sa manne pétrolière, cherche à relancer via la Turquie une fraction de ses exportations pétrolières, actuellement à l'arrêt...

    lundi 16 mars 2026 à 13:40

    🇮🇷 Les routes alternatives au détroit d'Ormuz insuffisantes …

    Téhéran: Le blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transitaient avant la guerre au Moyen-Orient 20% de la consommation mondiale de pétrole, pousse...

    lundi 16 mars 2026 à 13:11

    Le pétrole hésite entre espoir d'amélioration à Ormuz et ris…

    Londres: Les cours du pétrole hésitent lundi, après des informations selon lesquelles un navire non iranien serait passé, transpondeur allumé, par le...

    lundi 16 mars 2026 à 10:09

    Emirats: incendie dans l'installation pétrolière après une a…

    Emirats arabes unis: Une attaque de drone a provoqué un incendie dans l'importante zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte orientale...

    lundi 16 mars 2026 à 09:45

    Le pétrole reste perché, Trump fait pression sur ses alliés

    Genève: L'or noir brandissait toujours l'étendard des 100 dollars lundi en début de matinée, alors qu'au Moyen-Orient Donald Trump a appelé ses...

    lundi 16 mars 2026 à 06:35

    Le Japon débloque ses stocks stratégiques, n'envisage pas d…

    Singapour: Le Japon a confirmé lundi qu'il débloquait à partir de ce jour ses stocks stratégiques de pétrole, début d'une opération mondiale...

    lundi 16 mars 2026 à 00:19

    Les cours du pétrole ouvrent en hausse, toujours poussés par…

    New York: Les prix du pétrole poursuivaient dimanche leur mouvement haussier enclenché par la guerre au Moyen-Orient, qui fait craindre une perturbation...

    dimanche 15 mars 2026 à 16:51

    Pétrole: des stocks stratégiques débloqués "immédiateme…

    Stocks de pétrole: Du pétrole issu des réserves stratégiques devrait arriver "bientôt" sur les marchés mondiaux, débloqué "immédiatement" en Asie et en...

    dimanche 15 mars 2026 à 15:15

    Le blocage du détroit d'Ormuz une "souffrance passagère…

    New York: Le blocage du détroit d'Ormuz est une "souffrance passagère", a assuré dimanche le ministre américain de l'Energie Chris Wright, estimant...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Vendredi 13 mars 2026 Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le cours du Brent est passé de 72,48 $ le 27 février à 103,14 $ à la clôture vendredi, soit +42 % sur la période et +11 % sur la semaine, tandis que son équivalent américain, le WTI, a atteint 98,71 $ le baril, soit plus de +47 % depuis le début du conflit.

    📊 Historique des prix du pétrole

    Le vendredi 17 juin 2022

    Dans le cadre de l'invasion de l'Ukraine par la Russie le prix du pétrole, corrigé de l'inflation, a atteint son plus haut niveau depuis sept ans. La Russie est l'un des plus grands producteurs de pétrole brut au monde, et de nombreux pays ont annoncé une interdiction des importations de pétrole russe dans le cadre de la guerre. Cela a entraîné des incertitudes en matière d'approvisionnement et, par conséquent, une hausse des prix. Comment la hausse des prix se compare-t-elle aux événements politiques et économiques précédents ? Examinons les prix historiques...

    Lire la suite

    🇻🇪 Le pétrole en ligne de mire de l’intervention US au Venezuela: quel scénario pour le baril ?

    Le lundi 05 janvier 2026

    Caracas: Quelques heures après la capture de Nicolás Maduro et son transfert vers les États-Unis, Donald Trump a affirmé vouloir « rouvrir » le Venezuela aux compagnies pétrolières américaines, tout en maintenant l'embargo sur le brut vénézuélien. Sur le papier, l'équation est simple: un pays assis sur des réserves géantes, une industrie pétrolière exsangue et Washington qui revient au centre du jeu. Dans les faits, les conséquences dépendront d'un triptyque décisif: sécurité, cadre juridique et prix du baril.

    Lire la suite

    🚗 Les Européens ont délaissé l'essence pour les hybrides et l'électrique en 2025

    Le mardi 27 janvier 2026

    Paris: En Europe, les acheteurs de voitures neuves ont délaissé les modèles à essence et diesel au profit des hybrides en 2025, avec aussi un bond de presque 30% des tout-électriques, mais qui reste encore loin de l'objectif de 2035.

    Lire la suite