Donald Trump soutient une interdiction des exportations américaines de diesel
Washington: Le président américain a défendu cette option lors d'un échange avec des journalistes à New York, en marge d'une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a résumé sa position par une formule directe : "Ne vendons pas notre diesel à l'étranger".Donald Trump a affirmé que les États-Unis produisaient "beaucoup de diesel" et qu'une telle mesure pourrait avoir un effet limité sur le prix de l'essence ordinaire.
Le ministre américain des Finances Scott Bessent, présent lors de l'échange, a indiqué que l'administration évaluait la faisabilité de la mesure au regard des capacités de raffinage.
La pression vient aussi du camp républicain au Congrès. Le sénateur républicain de l'Iowa Chuck Grassley a appelé dimanche à un embargo sur les exportations de diesel, en estimant sur X que si Washington peut restreindre les ventes de puces électroniques vers la Chine, il peut également limiter les sorties de diesel pour soutenir les agriculteurs et les transporteurs américains.
Le chef de la majorité républicaine au Sénat John Thune avait déjà déclaré la semaine précédente être "ouvert" à une interdiction, "si cela pouvait soulager la pression sur les prix". La question est devenue sensible à l'approche des élections législatives de mi-mandat de début novembre, la hausse des prix à la pompe faisant peser un risque politique sur les républicains.
Le prix moyen national du gallon de diesel, soit 3,78 litres, atteignait 6,53 dollars mardi, selon l'American Automobile Association. L'AAA indiquait le même jour un prix moyen de 4,48 dollars par gallon pour l'essence ordinaire, ce qui illustre un écart marqué entre les carburants routiers.
Le diesel est un carburant central pour le transport routier de marchandises et pour les activités agricoles, deux secteurs directement exposés à la hausse des coûts opérationnels. Selon l'Energy Information Administration, les stocks américains de distillats, catégorie qui inclut le diesel, devraient passer sous 100 millions de barils en septembre 2026 et rester sous le bas de la fourchette observée entre 2021 et 2025 jusqu'à la fin de 2026 et pendant une grande partie de 2027.
Les États-Unis restent à la fois premier producteur et premier consommateur mondial de pétrole brut. D'après l'EIA, les exportations américaines de produits distillés atteignaient 1,432 million de barils par jour en juin 2026, une catégorie composée principalement de diesel.
L'agence américaine avait aussi relevé que les exportations de brut et de produits pétroliers des États-Unis avaient atteint 13,6 millions de barils par jour en avril 2026, leur plus haut niveau mensuel dans ses données. Une décision sur une interdiction totale ou partielle des exportations de diesel sera prise "rapidement", a indiqué Donald Trump.











