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Le pétrole grimpe au plus haut depuis octobre à New York

prix du petrole New YorkNew York: Les cours pétroliers ont poursuivi leur ascension mardi à New York, bénéficiant des attentes d'une nouvelle baisse de la production américaine tandis que les incendies de l'Alberta progressent vers les exploitations de sables bitumineux.
Le cours du baril de référence (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en juin a gagné 59 cents à 48,31 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), son niveau de clôture le plus élevé depuis début octobre.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a gagné 31 cents à 49,28 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), au plus haut depuis début novembre.

"Les incendies (au Canada) apportent un peu de soutien, tout comme le fait que la production baisse régulièrement depuis seize semaines aux Etats-Unis", ce qui fait émerger l'idée d'un rééquilibrage de l'offre et de la demande, a déclaré Oliver Sloup, chez iiTrader.com.

M. Sloup a remarqué que la tendance haussière, qui a fait bondir les cours de plus de 80% depuis leur étiage de février, semblait encore intacte: "chaque fois qu'on voit un reflux ces derniers temps les acheteurs reviennent".

"Mais on approche du seuil psychologique des 50 dollars où on pourrait bien voir les gens qui ont parié sur la hausse prendre leurs bénéfices", a ajouté M. Sloup, estimant en outre que, "à ce niveau de prix, la demande pourrait faiblir".

Le WTI n'a plus fini la séance au-dessus des 50 dollars depuis le 21 juillet dernier.

Depuis le début du mois, les incendies autour de Fort McMurray, au Canada, ont contribué à resserrer les déséquilibres entre l'offre et la demande: "la mise à l'arrêt d'à peu près 1,2 million de barils par jour d'offre a été un facteur majeur", remarquait Tim Evans, chez Citi.

"Plusieurs milliers de travailleurs du secteur pétrolier ont dû être évacués de leurs bases de vie. C'est pourquoi il est probable qu'il faille un certain temps avant que la production de pétrole se normalise dans cette région", ont précisé les experts de Commerzbank.

En outre, des troubles dans la région du delta du Niger au Nigeria perturbent également la production de ce pays.

Mais Matt Smith, chez ClipperData, a souligné qu'il s'agissait là de problèmes provisoires dont l'impact sur les cours du pétrole devrait aussi être provisoire: quand les volumes de production reviendront sur le marché, nous devrions voir les prix se détendre à la baisse, a-t-il dit, estimant qu'il faudrait attendre la fin de l'année pour voir un rééquilibrage durable du marché pétrolier.

Dans ce contexte, les investisseurs attendaient la publication en soirée des estimations de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API) sur le niveau des stocks américains de brut et de produits pétroliers, avant que le ministère américain de l'Énergie (DoE) fasse le point mercredi à la fois sur les réserves et la production américaine de brut, qu'ils espèrent voir encore reculer.

Cela pourrait confirmer la situation actuelle de déficit de l'offre par rapport à la demande dont a fait état la banque Goldman Sachs, ce qui avait fait bondir les cours lundi même si la banque avait souligné que cette situation n'était que transitoire.

Plus généralement, les investisseurs "sont en train de réévaluer la situation de surproduction" qui plombe les cours depuis deux ans, a expliqué Mike Dragosits, chez RD Securities.

Les analystes de Barclays estimaient que le retour rapide de la production iranienne était désormais pleinement intégrée par le marché, qui du coup devenait plus réactif à des événements plus ponctuels comme les récents incendies dans la région des sables bitumineux canadiens, ou les incidents à répétition dans la région du golfe de Guinée.

"Ces perturbations imprévues viennent amortir l'effet de la reprise rapide des exportations iraniennes", écrivaient les analystes de Barclays.

(c) AFP

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