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Le pétrole sans direction avant les stocks américains de brut

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole hésitaient sur la marche à suivre jeudi en cours d'échanges européens, après avoir nettement décroché la veille dans un contexte général d'aversion au risque sur les marchés financiers et dans l'attente des derniers chiffres sur les stocks américains de brut.
Vers 11H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 27,74 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 14 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour la même échéance, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, perdait 16 cents à 28,19 dollars.

Les cours du Brent et du WTI tentaient de se stabiliser jeudi après une nouvelle débandade la veille, dans un marché particulièrement fébrile avant que ne soient dévoilées dans l'après-midi les dernières données sur les réserves américaines de brut, attendues de nouveau en hausse.

Les prix du WTI ont vu leur chute s'accélérer mercredi à New York, où ils ont perdu plus de 6%, plombés par la dégringolade des Bourses et l'accumulation d'informations confirmant la persistance des excédents mondiaux.

La référence américaine du brut est ainsi tombée mercredi jusqu'à 26,19 dollars, un plus bas depuis le 8 mai 2003, tandis que son homologue européen, dont les pertes ont été limitées à quelque 3%, a atteint jusqu'à 27,10 dollars, un minimum depuis le 4 novembre 2003.

Michael Hewson, analyste chez CMC Markets, estimait que l'économie mondiale faisait face à un important problème de surcapacité plutôt qu'à un manque de demande.

Cela a été la principale raison derrière le déclin du pétrole et alors que personne dans ou en dehors de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n'est prêt à envisager des réductions de production d'aucune sorte, la pression sur les prix du pétrole devrait continuer avec le résultat potentiel que les producteurs de brut vulnérables pourraient cesser leurs activités et provoquer ainsi une série de défauts de paiement, observait l'analyste.

Selon plusieurs analystes, la débâcle des cours était attribuable à la fois à des facteurs propres aux marchés pétroliers, le dernier rapport de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) ne voyant pas d'amélioration à court terme aux excédents étouffant le marché, et à manque général d'appétit pour le risque sur les marchés financiers ayant entraîné un fort décrochage des Bourses mondiales.

Il y a un mouvement de panique auto-entretenu qu'on observe sur tous les marchés, matières premières, indices et devises, relevait Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque, soulignant que les fondamentaux de l'offre et de la demande n'ayant guère évolué entre le 1er janvier et maintenant, c'est cette panique auto-entretenue sur les marchés financiers qui explique la baisse des cours.

En outre, les investisseurs attendaient ce jeudi à 16H30 GMT les derniers chiffres des stocks américains de brut, dont la publication a été retardée d'une journée en raison d'un jour férié lundi aux États-Unis, un indicateur clé de la demande du premier consommateur de brut au monde.

Les estimations publiées mardi soir par l'association professionnelle American Petroleum Institute (API) ont fait état d'une forte augmentation des stocks de brut américains de 4,6 millions de barils lors de la semaine achevée le 15 janvier. Les stocks de produits distillés auraient pour leur part progressé de 1,5 million de barils et ceux d'essence de 4,7 millions de barils la semaine dernière, selon les données de l'API rapportées par Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

D'après la prévision médiane des analystes interrogés par l'agence Bloomberg, les stocks de brut se seraient étoffés de 2,2 millions de barils, tandis que ceux d'essence auraient augmenté de 1,9 million de barils, et ceux de produits distillés (dont le diesel et le fioul de chauffage) devraient avoir monté de 800.000 barils.

(c) AFP


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