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Le pétrole en léger repli, malgré le regain de tensions au Moyen-Orient

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole baissaient légèrement mardi en cours d'échanges européens, rattrapés par une offre toujours excédentaire et les mauvaises nouvelles en provenance de Chine, mettant ainsi fin au rebond un temps suscité par la crise entre l'Iran et l'Arabie saoudite.
Vers 11H30 GMT (12H30 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 37,07 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 15 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance se repliait de 7 cents à 36,69 dollars.

Les cours du Brent et du WTI, après s'être affichés en hausse lundi et une partie de la séance de mardi, ne sont pas finalement pas parvenus à pérenniser le rebond enregistré sur fond de tensions grandissantes entre l'Arabie saoudite et l'Iran, qui ont fait un moment craindre pour l'approvisionnement mondial de brut.

"Le WTI a inversé ses gains et cherche à renouer avec son état dépressif malgré les tensions croissantes entre l'Arabie saoudite et l'Iran", relevait Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

La brouille entre l'Arabie saoudite et l'Iran au sujet de l'exécution d'un dignitaire chiite est devenue une crise diplomatique majeure, Ryad et ses alliés sunnites ayant rompu ou réduit leurs relations avec Téhéran.

Les États-Unis, alliés des Saoudiens mais qui se sont aussi rapprochés des Iraniens depuis l'accord sur le nucléaire conclu en juillet, ont demandé "des mesures positives pour calmer les tensions". Le secrétaire d'État américain John Kerry s'est entretenu avec ses homologues iranien et saoudien.

L'Arabie saoudite est le premier producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont l'Iran est également un important membre, aussi certains investisseurs s'inquiétaient-ils de ce que les tensions bilatérales perturbent l'offre de brut.

Dès mardi cependant, plusieurs analystes avaient observé que cette nouvelle crise diplomatique au Moyen-Orient avait surtout servi d'excuse aux acteurs du marché pour réaliser des achats à bon compte mais que le rebond des cours serait probablement de courte durée.

"Les gains enregistrés par le pétrole au début de la semaine ont été encouragés par l'optimisme hypothétique selon lequel l'escalade des tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran pourrait avoir des conséquences sur la production et éliminer une partie de l'extrême excédent d'offre sur le marché", notait M. Otunuga.

"Cela a toujours été un optimisme hypothétique et il n'y a pas d'indication actuellement que les niveaux de production de pétrole pourraient changer, ce qui signifie que la surabondance d'offre fortement agressive combinée aux craintes sur l'économie mondiale vont laisser le pétrole déprimé", ajoutait l'analyste.

De même, Bjarne Schieldrop, analyste chez Seb, estimait que la crise irano-saoudienne n'était finalement pas apparue suffisamment menaçante pour maintenir durablement les cours à la hausse, alors que les fondamentaux de l'offre et de la demande restent baissiers pour les cours.

"Le risque le plus immédiat (émanant) des tensions grandissantes entre l'Arabie saoudite et l'Iran est probablement la levée des sanctions visant Téhéran. Si elles ne sont pas levées comme prévu, l'Iran ne sera pas capable d'augmenter ses exportations en 2016 comme cela est largement attendu", soulignait-il.

En outre, le renforcement du dollar pesait également sur les cours du brut.

"L'escalade des tensions au Moyen-Orient est certainement une cause de préoccupation mais avec l'excédent d'offre et un dollar fort, la réaction du marché reste incroyablement sereine", observait ainsi Brenda Kelly, analyste chez LCG.

Dans ce contexte, les investisseurs seront attentifs aux prochaines données sur les réserves américaines de brut, attendues mercredi, et dont l'association professionnelle American Petroleum Institute (API) donnera sa propre estimation mardi après la clôture des échanges européens.

(c) AFP


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